‹ De l'irritation encéphalique des enfans, ou considérations sur les causes, les symptômes et le traitement de la maladie désignée successivement sous les noms de convulsions internes, de fièvre cérébrale, d'hydrocéphale aiguë, d'arachnoïdite, etc. Mémoire lu à l'Académie Royale de Médecine de ParisChapitre 5 sur 30 · DEUXIÈME OBSERVATION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME OBSERVATION

Symptômes d’ arachnoidite probablement cérébrale et spinale . — Même traitement. — Terminaison par la mort.

On me fait appeler le 23 janvier 1820, rue Saint- Germain-l’Auxerrois , pour l’enfant Marvin , âgé de dix-huit mois , qui , depuis quelques jours, éprouve un assoupissement continuel, et dont il n’est tiré un moment que pour retomber bientôt dans le meme état. Des vomissemens et de la diarrhée ont précédé l’apparition des accidens cérébraux, et les selles sont encore fréquentes et liquides. Le ventre est volumineux et météorisé ; la peau est constamment froide.

Les pupilles sont dilatées, les yeux du petit malade couché dans son lit s'élèvent sans cesse vers le plafond , la tête est fortement fixée sur le rachis , par la contraction de ses muscles extenseurs. La colonne vertébrale entière ne tarde pas à se courber en arrière , les membres partagent cette roideur tétanique, la respiration devient difficile , le petit malade meurt après vingt jours de souffrances.

La diète* les boissons gommeuses, l’application réitérée de sangsues sur babdomen et dërrière les oreilles , la glace sur la tête , en même temps que des bains tièdes généraux , des vésicatoires aux jambes et aux cuisses , des synapismes

aux pieds , dans les derniers temps des frictions ammoniacales sur toute l’étendue de l’épine , etc. , n’ont pas entravé le cours de cette fâcheuse affection. Je n’ai pu obtenir l’ouverture, qui eût sans doute fait voir une arachnoïdite de la base et de la moelle épinière.

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