Louis Martin, Hygiène Hospitalière, p
ÉSNAURE
Les médecins par opposition aux accoucheurs et aux chirurgiens — les médecins ont été en retard dans l’application de l’antisepsie. De même, en effet, qu’il y a une antisepsie chirurgicale ou obstétricale, il en existe une médicale. En pratique, celle-ci se manifeste d’abord dans une bonne organisation de l'isolement ; ensuite dans une stricte observation des mesures d'hygiène secondaires qui s’y rattachent.
Certes, elle frappe moins les yeux profanes que les minuties dont la chirurgie s’entoure lors d’une opération, car elle réside dans l’ossature de l’hôpitallui-même. Elle n’en existe pas moins. Il est aussi indispensable en médecine d'isoler les contagieux, Jes entrants, les suspects, les mourants, que de se brosser les mains en regardantune pendule pendant vingt minutes avant une intervention...
Cette antisepsie médicale est devenue une conception vivante avec l'édification de l'Hôpital Pasteur.
Aujourd'hui, à Paris, il existe deux types d’hôpitaux pour l’isolement des malades contagieux :
Le type Pasteur Le type Claude Bernard
Ce sont eux que nous allons étudier en disant pourquoi le deuxième est préférable au premier. L’'HopirAz CLAUDE-BERNARD
Il fut construit en 1905 à la porte d’Aubervilliers sur le même emplacement où s’élevaient avant lui
des baraques en bois destinées à recucillir des cho-
lériques.
C’est le type des hôpitaux à Pavillons lisolés, sans étage, servant chacun pour une maladie différente. Selon les besoins ils peuvent être interchangeables après une minutieuse désinfection.
Ces pavillons sont au nombre de cinq et servent à l'heure où nous écrivons aux maladies suivantes :
1. Pavillon Mourier — douteux. L'isolement ici est individuel mais insuflisant (30 ch. seulement).