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surveillée attentivement. Chaque fois que les gestes de la
mastication sont lents ou douloureux, que l'animal laisse tomber en partie les aliments sous forme de bols rudimentaires, l'examen des dents s'impose. Il importe d’extraire celles qui sont cariées ou ébranlées et de faire dis-
paraître par un râpage, les aspérités les pointes de celles
-qui blessent les joues. Il est rare qu'après ces opérations,
les gestes de la mastication ne redeviennent pas normaux
au bout de 2 ou 3 jours.
L'alimentation fera l’objet d’un choix judicieux, les
aliments de mauvaise qualité, ceux dont la digestion se-
rait pour l'intestin une cause de fatigue, de sénilité précoce, seront proscrits. On ne distribuera ni ration trop copieuse ni ration de famine. Les repas seront convenablement réglés et donnés à des heures régulières. Les transitions brusques seront évitées au moment de la mise au vert.
Beaucoup de chevaux ingèrent leur repas avec une rapidité excessive par crainte d’être frustés par leurs voisins d’écurie : il y a souvent intérêt à isoler ces chevaux par une cloison empêchant les voisins de leur dérober une partie de la ration.
Les animaux atteints de pica subiront un traitement
-ad hoc et seront isolés pour éviter la propagation de.
Laffection aux autres chevaux par esprit d'imitation.
La stabulation prolongée sera évitée, Il est à remarquer que les chevaux se portent d'autant mieux qu'ils sont soumis à un travail régulier et journalier.
Tous les soins voulus seront accordés au pansage L'ha-
bitude vicieuse que constitue le léchage sera corrigée soit
rod
en attachant le cheval avec deux longes, soit en disposant
un surfaix muni latéralement d’une boucle dans laquelle
on fixera une extrémité d'nn bâton, l’autre extrémité étant
fixée au licol. Enfin l’ascaridiose intestinale, une fois cons-
tatée nedoit pas être négligée. On s’efforcera de déterminer
la mort des parasites d’abord à l’aide d’un anthelmintique, leur expulsion ensuite à l’aide d’un purgatif. Malheureusement, il faut bien reconnaitre que le traitement mathématiquement efficace de l’ascaridiose intestinale, est en-
core à mettre au point.
Traitement curatif. — Celui-ci a pour but l'exrulsion de la masse obstruante avec pour conséquence le rétablissement des évacuations fécales. Les moyens employés pour arriver à ce résultat sont d'ordre mécanique, d'ordre médical et d'ordre chirurgical. Mais avant de les mettre en œuvre, nous recommandons de prendre les mesures suivantes ; |
a) Couvrir le malade et pratiquer un enveloppement de l'abdomen de façon à éviter les refroidissements consécutifs à une sudation plus ou moins abondante, la chaleur exercera aussi une action sédative à l'égard des douleurs abdominales.
b) Disposer une litire très épaisse pour éviter les accidents dus aux chutes sur le sol et les excoriations pen-
dant les crises.
c) Laisser le cheval en liberté lorsque le local le permet.
d) Lorsque le vétérinaire est appelé, il peut se trou-
ver en présence d'un cheval très ballonné. La tympanite
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peut même devenir une menace d'asphyxie rapide. Il est nécessaire de pratiquer dans le flanc droit une ponction du caecum de facon à libérer une partie des gaz dus aux fermentations intestinales. Cette ponction peut aussi se pratiquer en introduisant dans le rectum le bras armé d'un trocart à saignée. Mais nous préférons de beaucoup: le premier procédé.
e) Si le cheval manifeste une douleur intense, il devient nécessaire de la calmer. Etant donné la difficulté que l'on éprouve à faire absorber un breuvage quelconque à un cheval atteint de coliques, nous pratiquons une injection hypodermique de chlorhydrate de morphine de beaucoup préférable à l'administration, per os, de la teinture d'opium. Nous employons la solution suivante.
Chlorhydrate de morphine Ogr vingt cinq centigr. Eau distillée 10 gr.
Cette injection peut-être répétée sans inconvénient plusieurs fois, la dose toxique variant de trois à cinq grammes suivant la taille des sujets.
Ces mesures préalables étant prises, nous pouvons
alors employer les divers moyens énoncés plus haut.
1° Moyens mécaniques. — En pratiquant la fouille rectale, la maia peut arriver directement sur le corps obstruant. Il s’agit en opérant avec une grande prudence pour éviter la déchirure de la paroi intestinale très fragile à cetendroit, d'introduire la main entre celle-ci et le corps obstruant, de l’amener en arrière de celui-ci et en tirant légèrement à soi de l’expulser au dehors. Cette ma-
nœuvre ne peut que rarement être effectuée car l'intestin:
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se trouve étroitement collé sur l’obstacie et il est le plus souvent impossible de passer la main entre le contenant et le contenu.
Si l’on se trouve en présence d'une pelote stercorcale il faut alors essayer de la fragmenter au moyen des doigts -ou mieux d’une érigne à pointe mousse et d'amener les fragments au dehors. Dans le cas d'aegagropile on essaiera d'introduire un tire-bouchon dans la masse et on
tirera doucement à soi.
Si l’on a affaire à un calcul il faut essayer de le désen- :
-chatonner, de le pousser en avant de facon à ce qu'une contraction intestinale plus énergique arrive à lui faire franchir le passage rétréci. Les lavements mucilagineux ou huileux favorisent grandement ces manœuvres, que d’ailleurs on n’a que très rarement l'occasion de pouvoir pratiquer. us
Si la main ne peut arriver directement sur le corps -obstruant, mais seulement le sentir au milieu des anses intestinales, il faudra essayer de l'aplatir, de l’allonger, s'il est malléable, ou de le faire avancer dans le Canal intestinal en exerçant une pression légère mais continue en -amont. Dans l'immense majorité des cas, ce taxis interne n'est pas utilisable, la masse obstruante étant hors de la
portée de la main exploratrice.
2 Moyens médicaux. — En utilisant ceux-ci on cher- -che à réveiller les contractions intestinales, à augmenter leur intensité ou bien à ramollir, à désagréger le corps -obstruant ou bien encore à lubrifier le conduit intestinal.
Pour réveiller les contractions intestinales, les injections