OBSERVATIONS III
Dans la nuit du 2 au 3 Mai 1993, nous nous rendons auprès d’un cheval faisant le jet de trois ans et présentant des coliques depuis le 2 à midi. Ces coliques sont légères, l'animal gratte du pied, se regarde le flanc, puis se couche et se plaint, mais pe cherche pas à se rouler et n’a aucune réaction violente. Ces crises durent quelques minutes, puis une accalmie assez longue se produit, pendant laquelle l’animal cherche à manger,s'intéresse à ce qui se passe autour de lui, ne présente en
somme qu'aucun signe de maladie. À l’auscultation, des bor-
borygmes quoique un peu plus faibles sont cependant neite-
ment perçus ; le tympanisme est nul, d’ailleurs les gaz intestinaux sont évacués assez fréquemment etles défécations continuent à se produire mais se réduisent à trois ou quatre crottins à chaque expulsion. On note de fréquentes érections. La fouille rectale nous permet de sentir des crottins très durs,
nombreux et volumineux dans le colon flottant.
Nous portons le diagnostic de pelotes stercorales et en raison du peu d'intensité des symptômes observés nous émettons un pronostic bénin. Nous faisons une injection hypodermique, de 10 centigrammes de pilocarpine, nous administrons, per os, 500 gr. de sulfate de soude et recommandons de donner toutes les demi-heures des lavements abondants de décoction de graine de lin froide. De plus nous ordonnons la diète hydrique. La journée du 3 Mai n’amène aucun changement dans l’état de notre malade. Les coliques sont toujours légères et intermittentes, les expulsions de crottins sont plus rares : mais nous ne constatons aucun signe alarmant. Nous faisons une nouvelle injection de 10 centigrammes de pilocarpine et administrons un bol d’aloès de trente grammes. Des lavements froids sont ordonnés toutes les demi-
heures.
Le 4 Mai, les défécalions cessent complètement, les borborygmes disparaissent, les coliques augmentent d'intensité, l'exploration rectale nous permet encore de sentir des crottins très durs et volumineux. Nous décidons de tenter l’entéroclysme. 20 litres d’eau savonneuse sont alors introduits sui-
vant notre technique et une nouvelle injection hyppodermi-
que de 10 centigrammés de pilocarpine est faite. Au cours de:
la promenade à laquelle nous soumettons le malade, celui-ci marche à une allure lente, il ne cherche -pas à se coucher,
à quelques efforts expulsifs, puis hennit et cherche à manger
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