‹ De l'obstruction intestinale chez le cheval: Son traitement par l'EntéroclysmeChapitre 28 sur 34 · PAS RE · texte numérisé non relu

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ration du soir, puis il a présenté des coliques légères suivies d'accalmie. Notre client l'a promené, lui a donné des lavements, mais n’a constaté aucune amélioration. À notre arrivée l'animal a une crise assez violente que nous sommes obligés de calmer par une injection hypodermique de 50 centigrammes de morphine. La muqueuse oculaire est grisâtre, l'animal se plaint, particulièrement lorsqu'il est couché, se regarde le flanc. Silence complet dans la cavité abdominale, la fouille rectale en même temps qu'elle décèle la vacuité du rectum nous permet de sentir une masse dure, volumineuse située dans le colon flottant et qui est une pelote stercorale. Le bras sort recouvert de mucosités. Nous administrons des lavements d’eau froide et donnons une injection de 10 centigrammes de pilocarpine. Au bout de deux heures, nous ne constatons pas la moindre amélioration, les coliques persistent avec le même caractère intermittent. N'espérant pas obtenir une guérison sans recourir à l'entéroclysme, nous tentons celui-ci immédiatement. Nous introduisons ainsi 25 litres d’eau savonneuse tiède et nous relevons noire malade. A ce moment la respiration très courte, les naseaux dilatés à l'extrême, la muqueuse oculaire très pâle, la démarche titubante, le corps recouvert d’une sueur froide nous font craindre une déchirure de l'intestin, aussi ne faisons nous pas l'injection habituelle de pilocarpine. Nous faisons faire quelques pas au malade, la démarche chancelante tout d’abord, devient bientôt plus assurée, puis normale. La muqueuse oculaire devient rougeâtre, les symptômes angoissants s’atténuent progressivement et pas une fois au cours de la promenade de

deux heures que nous lui faisons faire, le cheval ne cherche

à se coucher Rentré à l'écurie après ligature enlevée, le calme

persiste et la première évacuation excrémentitiellese produit à

midi.

2 HG OBSERVATION VIII

Dans la nuit du 9 au 10 août 1924, nous nous rendons auprès d’un cheval de quatre ans atteint de coliques depuis la veille au soir.Le propriétaire nous dit que son cheval ne s’est pas vidé depuis la veïlle,anssi lui a-t-il fait prendre 500 grammes de sulfate de soude et administré quelques lavements. A notre arrivée le cheval est en proie à une crise assez vive, il gratte le sol rapidement et énergiquement, les naseaux sont contractés, il se couche sans trop de précaution, puis se met en décubitus latéral complet, porte le nez vers le flanc, agite violemment ses membres, se met sur le dos, puis fait un tour complet sur lui-même. Une période d’accalmie succède à cette crise, l'animal se relève en prenant la position du chien assis. La bouche est chaude, la langue jaunâtre, l’haleine fétide Le. rectum est vide, on ne trouve pas de masse obstruante mais lebras sort recouvert de fausses membranes. A l’auscultation les borborygmes sont complètement absents. Bientôt une.

nouvelle crise plüs violente que la précédente apparaît.

Nous basant sur l'absence de défécations, sur la présence. de fausses membranes dans le rectum et sur le caractère in- | termittent des coliques, nous portons le diagnostic d’obstruction intestinale sans pouvoir préciser davantage. Etant donné: l'intensité des crises, nous décidons d'utiliser l'entéroclysme, les autrés moyens de traitement ne nous semblant pas devoir donner un résultat satisfaisant. Te

Nous opérons dans l'écurie à la lueur de bougies, nous intro luisons ainsi 20 litres d’eau savonneuse tiède et nous faisons une injection de 10 centigrammes de pilocarpine puis. nous soumettons le cheval à une promenade de deux heures au cours de laquelle :l tente de se coucher à plusieurs repri-

ses. Nous enlevons la suture, notre malade rentré à l’écurie-

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