CONCLUSIONS
1° Les observations rapportées dans le cours de ce travail démontrent l'existence d’un mode d’oblitération de la trachée, constitué par la présence de membranes situées dans un plan à peu près perpendiculaire à l’axe de ce conduit et susceptibles d'en obstruer la lumière d’une façon plus où moins complète. S
2° Ce mode d’oblitération, bien qu'appartenant à la grande classe des sténoses trachéales, doit avoir son individualité morbide tant à cause de ses formes, de sa marche, du traitement qu'il réclame, que des résultats que donne ce traitement.
Il n’entraine pas l’altération du calibre de la trachée, comme les rétrécissements proprement dits, qui amènent une stricture du conduit aérien ou une déformation dé ses parois.
Nous le dénommons : occlusion membraneuse de la trachée.
3° L’étiologie permet de reconnaître que cette affection n’est que rarement consécutive à la syphilis. Il est vraisemblable que toutes les affections inflammatoires et ulcéreuses de la trachée (banales ou spécifiques), peuvent en être le point de départ. x
4o Les cas d'occlusion membraneuse de la trachée, épars dans la littérature médicale, offrent des caractères communs qui justifient la création d’une place distincte dans le vaste cadre des rétrécissements de la trachée.
L’anatomie pathologique de J'occlusion membraneuse est encore à faire.
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Toutefois, l'absence de récidive après traitement doit faire
classer l’occlusion membraneuse en dehors des productions
mali onés *
9° La symptomatologie de cette affection est tributaire de
l’examén laryngoscopique. La lésion est constituée par la pré-
sence de membranes de formes diverses (segment de cerele,
‘bandes antéro-postérieures ou transversales, diaphragme, etc.)
placées sur les parois internes de la trachée. Ces membranes peuvent être superposées. Leur siège peut être sur tous les points de la trachée. Elles s’observent généralement dans l’âge moyen de la vie. |
6° Le diagnostic ne peut être assuré que par l'examen endotrachéal.
T° Le pronostic de l’occlusion membraneuse est très sombre
. par lui-même. Il devient néanmoins plus favorablé si l'affection
est reconnue.
8° Le traitement doit avoir pour but la suppression de la membrane oblitérante. On arrive à ce résultat par l'incision ou la dilacération, suivies de la dilatation au moyen de tubes
gradués. Les voies naturelles doivent être choisies pour ces
manœuvres. En cas d’impossibilité, on est autorisé à créer une voie artificielle. Le résultat est en général très satisfaisant. La récidive très rare.
9° Les caractères particuliers à l'ocelusion membraneusè, dfférant essentiellement de ceux des rétrécissements, comme
étiologie, comme lésion, comme pronostic et traitement,
démontrent la lécitimité du groupement et justifient l'autonomie 5 8 P J
de l’ocelusion membraneuse.