‹ De l'Oedème Aigu Primitif du LarynxChapitre 10 sur 28 · LORS · texte numérisé non relu

LORS

{oboursouflementtrès marquéaudébut, dysphagie précoce ; 2° facilité de déplacement de l’œdème qui peut se porter d’un point à un autre du larynx ; 3° fièvre du début atteignant d'emblée 39 et 40 degrés, à marcheirrégulière et à rémission rapide. Dans le phlegmon laryngé, les symptômes généraux sont au contraire beaucoup plus accentués ; cliniquement on se trouve en face d’une infection profonde, les complications sont très-fréquentes, surtout du eôté du poumon: pneumonies, broncho-pneumonies. Le pronostic est très grave dans la forme phlegmoneuse ; au contraire dans la forme séreuse, la guérison est fréquente. La durée de la maladie varie de 3 à 10, 15et, même 20, jours, dans les cas sérieux. La convalescence est toujours longue et trainante dans les formes graves. On voit que le malade vient de subir une intoxication prefonde. |

Dans les cas qui se sont terminés par la mort,

celle-ci a été le fait ou de l’asphyxie produite par la sténose aiguë laryngée, ou d’une complication. La mort par asphyxie ne présente rien de spécial : c'est ‘une asphyxie mécanique, comme celle qu’on observe dans le croup, l'obstruction des voies aériennes par des corps étrangers. Les complications sont surtout les complications pulmonaires qui {uent à la facon

des pneumonies ou des broncho-pneumonies infectieuses,

Diagnostic

Le diagnostie d'ædème aigu primitif s'appuie sur les signes que nous avons énumérés plus haut, sur les commemoratifs, le début brusque chez un individu en pleine santé, à la suite d’un traumatisme, après un refroidissement ; il s'affirme après l'examen laryngoscopique. Autrefois beaucoup d’œdèmes ont été dits aigus et primitifs, alors que le miroir laryngé

- n'existait pas, alors qu'il n’y avait peut-être pas

œdème. On ne doit donc considérer comme probants que les cas où l’examen complet et soigneux a été praliqué. Sans cet examen on s'expose à des erreurs de diagnostic. |

La paralysie des abducleurs peut en effet simuler complètement le syndrome de lœdème glottique. Débutchez an individu en bonnesanté, mêmessymp-

tômes dyspnéiques avee menace d'asphyxie. L'exa-

men laryngoscopique dans ces eas lève immédiatement les doutes; il mon're l'absence d'œdème,

l'aspect normal du larynx ct la sténose Jaryngée due

au rapprochement des cordes vocales, à leur immobilisation, du fait soit de la paralysie des crico-aryténoïdiens postérieurs, soit de la conträcture des muscles constricteurs de la glolte. Si la laryngoscopie est

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