SAUCES
on voit l’œdème se flétrir rapidement et s'affaisser ;
2° les scarifications intro-laryngées. Elles peuvent être faites soit avec la lame tranchante, soit avec le galvano-cautère. Cependant ces deux dernières méthodes peuvent provoquer des accidents, el il est bien préférable, quand les procédés ordinaires n’ont pas donné de résultat, d'appliquer un traite- : ment chirurgical.
Le tubage n'a pas été employé; il pourrait, ce nous semble, trouver ici son application, surtout dans les cas d'ædème mou et dépressible..
Il reste enfin le dernier et grand moyen, quand les autres ont été essayés inutilement : la trachéotomie, ou plutôt la laryngotomie intercrico-thyroïdienne. C'est une opération facile et dont les suites sont d'une parfaite innocuité dans ce cas. Les malades, en effet, ne sont pas condamnés à porter longtemps une canule, car la perméabilité du larynx est vite rétablie, et au bout de quatre à six jours on peut enlever la canule. On ne doit pas hésiter à proposer et à faire cette opération si les accidents deviennent menaçants : c'est la ressource ultime pour le malade.
GAPE