‹ De l'organicismeChapitre 40 sur 72 · APHORISME XXIII · texte numérisé non relu

APHORISME XXIII

Il est des maladies où l’on ne doit rien trouver après la mort.

La plupart des névroses, celles qui sont idiopathiques, l’épilepsie, l’hystérie, lachorée, l’éclampsie, les spasmes, les maladies intermittentes, etc., ne peuvent pas laisser de traces visibles de leur existence. La lésion substantielle qui les produit doit nécessairement être fugitive; si elle ne l’était pas, les expressions fonctionnelles seraient persistantes, constantes.

L’organicisme tient compte implicitement ou explicitement de toutes les lésions sensibles ou non; et sa prétendue impuissance ne tient pas à ce qu’il ne lient pas compte des altérations de quantité, et des éléments anatomiques qui peuvent être lésés sans laisser de traces apparentes dans les organes dont ils sont parties : l’organicisme serait bien puissant s’il n’était passible que de ce reproche. Ce reproche est sans fondement, puisqu’au contraire cette doctrine admet logiquement des altérations qui échappent à nos moyens d’investigation. Les savants auteurs de cette critique n’ont évidemment pas lu le passage où il est dit que les altérations

peuvent échapper ci notre investigation; qu’il en est même de fugitives, etc.; l’organicisme admet comme un progrès et avec faveur toutes les lésions possibles. Les savants dont je parle, et dont j’estime les travaux au plus haut degré, se seraient épargné une critique injuste s’ils avaient pris la peine de lire et de méditer ce paragraphe. Les altérations de quantité ne sauraient échapper à l’attention des organicistes puisque les hypertrophies n’ont pas échappé à l’attention des anciens médecins. L’organicisme accepte tous les modes d’investigation, les moyens physiques , chimiques et autres. 11 voit avec satisfaction la nouvelle voie ouverte par le microscope , les saccharimètres , les ophlhalmoscopes, les laryngoscopes, et tous les moyens physiques, ainsi que les analyses chimiques. Ses principes adoptent ces sortes de recherches; n’est -il pas intéressé à ce qu’on trouve le plus de lésions, le plus de modifications possibles dans les organes dont les fonctions ont été troublées pendant la vie?

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