‹ De l'organisation de l'enseignement dans l'Université de Paris, au MoyenÂge thèse présentée à la Faculté des lettres de ParisChapitre 18 sur 41 · DE LÂ FACULTÉ DE THÉOLOGIE · texte numérisé non relu

DE LÂ FACULTÉ DE THÉOLOGIE

AXJ Xnf SIÈCLE.

Dès i2iô» on disUngoait parmi les théologiens des étudiants, des bacheliers et des mattrea | Les étudiants et les bacheliers devaient s'attacher parties- I

lièremeDl à un maître qui était en quelque sorte leur répondant, ils suivaient d'ailleurs en même temps d'autres cours i que les siens. Un bon étudiant devait aller an cours an | moins une fois par semaine ^ Après cinq ans d'études» les j étudiants étaient admis à faire des leçons comme bacheliers \ \ Ils expliquaient rÉcriture-Sainie après neuf heures du malin , dans les écoles de leurs maîtres. Les heures précédentes et i Texplication du Livre des Sentences étaient réservées aux maîtres ^ | Après trois ans de cet apprentissai^c , et à trente-cinq ans j d'âge * , les bacheliers se présentaient devant le chancelier de N.-D. pour en obtenir la permission de prêcher et d'enseigner comme maîtres y ou, en d'antres termes» la licence^ On pouvait se présenter tous les ans et à telle époque de Tannée que l'on voulait \ Avant de conférer la licence , le chancelier i

* Robert .^oi bon , de Conscientiâ^ B. iii, 231. « Statut de mo { B. m, Si ).

» S. U. 1251 (B. UI, 245), et Bacon, Op. maj,, B. 11,0. p. 28 (éd. Jdl>b.). Il semble, d'après ce passage, que les bacheliers senteoliaires existaient déjà du temps de Bacon, vers 1:K7, époque de la composition de VOpus mapu,

• Statut de 1218 (B. llI, 82). | > Rob. Sorb., de Conse. ( B. lU, 288).

devait atteiulf e trois mois à partir du jour de la demande » pour prendre des informations auprès de tons les matires en théologie et d'antres personnes graves et instruites^ qui fussent en état de lui donner des renseignements sur la moralité, la capacité, Téloquence, et l'avenir probable du candidat*. Après cette enquête, le chancelier appelait devant lui le candidat, et Texaminait soil par lui-même^ soit par d'antres mal* très. Cet examen n'était pas public Pour être reçu il suffi* sait de répondre sur sept ou luiit cbapitres tlu livi e sur lequel on était examiné ^; le chancelier accordait ou refusait la licence ^ suivant sa conscience. Le candidat refusé pouvait se représenter an bout d'nne année. De grands personnages recevaient la licence sans examen. Un candidat refusé obtenait quelquefois par des prières ou des présents la révocation de la sentence *.

Le licencié devait ensuite se faire agréer de la corporation des maîtres. Il devait d'abord jurer en présence des mattres

ou de leurs délégués, qu'il observerait les siaïuts votés par la corporation ; il s'engageait à ne pas révéler les secrets et les délibérations de la compagnie » et à consentir à tons les serments qu'on s'imposerait pour la défense des privilèges de l'Université. Il faisait ensuite une leçon ou soutenait une argumentation solcunelle , appelée principinm, sous la présidence de l'un des maîtres^ en présence de la compagnie. Si un licencié ne consentait pas à prêter le serment exigé « les mattres refusaient d'assister à son prtnciptitm, et de l'admettre & leurs réunions el à leurs exerciceâ. lis excluaieut inèaie de leur so-

* De vite, scientia, et facundia, necuou proposito et spo proficiendi (Bulle de Grégoire IX, ; B. III, m ). CeUe formule eâl devenue aacrameaCelle.

•Rob.Sorb.(B. 111,250).

Ibid., p. 228. Cf. p. 250 : Si aliquis rcspondeai coram Cancellario de h qaœstionibus , ad très bene transit et licentiatur. » Ibid., p. 226.

ciété qoieonqae présiderait le firmeipium du liceDcié réfiractaîre'.

Daus ces premiers temps , les étudiants en théologie , et par coiibéi[uent les maîtres étaient fort peu nombreux. En 1207, Innocent ill lixa à huit le nombre des maîtres, ou plutdl Je nombre des chaires oa écoles publiques de théologie*. Ce Dombre paraît avoir été dépassé dès 12iS*. L'autorisation du chancelier et de l'évêque était liécessaiie pour l'érection d'une cbaire de théologie *.

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