CONSIDÉRÉE EN GÉNÉRAL
auront fait partie do lui. Mais, pour chacune de ces fonctions, l’on conçoit aisément que cette enveloppe devra présenter des modifications importantes dans quelques points de son organisation, modifications qui 'pourront exister dans une partie plus ou moins considérable de son étendue. C’est ainsi que nous la verrons produire les organes du sens général ou des sens spéciaux, complexes ou simples (i), par le développement et la modification de ses parties essentielles ou accessoires (2) ; c’est ainsi que nous verrons sortir l’appareil de la locomotion par l’accroissement de son élasticité qui deviendra contractilité , puis irritabilité tlans un certain nombre de ses fibres qui s’en détacheront et s’en distingueront de plus en plus , mais en conservant toujours la même place. Nous la verrons aussi par une modification d’une toute autre nature donner naissance à l’appareil de la digestion et de la respiration, fonctions dont la source est dans sa faculté absorbante provenue elle-même de son hygrométricité ; enfin sa faculté exhalante et de décomposition, également dérivée de sa propriété hygrométrique, donnera naissance aux sécrétions en général et à la génération.
Il n’y aura donc que la circulation ou le tr.'n^sport du fluide nutritif dans les animaux les plus élevés et dans leurs parties les plus distinctes, ainsi que l’accumulation et la conduite du fluide excitateur ou sensitif, dont les appareils ne pourront pas être regardés comme sortis immédiatement de l’enveloppe extérieure, mais bien du système fondamental de cette enveloppe elle-même, c’est-à-dire du tissu cellulaire; et encore, en forçant un peu la chose, l’on peut voir l’origine de l’appareil de la circulation dans une dispo-
(1) Nous verrons plus loin ce que nous entendons par-là.
(2) C’est aussi ce que nous expliquerons plus loin.
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sition parliculièrc du tissu cellulaire sorti de la face interne de l’enveloppe de l’animal.
On donne à cette enveloppe de l’animal , qui entoure de toutes parts la masse de tissu cellulaire , diversement modifié , qui le forme, le nom de peau, quand elle est extérieure, et de membrane muqueuse , lorsqu’elle est intérieure.
D’après ce que nous venons de dire, elle peut être envisagée sous différens rapports; et c’est la considération de chacun d’eux qui nous servira à établir les principales divisions de cet ouvrage.