POST-SCRIPTUM
Fin octobre 1870.
J'écris eus derniers mots le jour anniversaire de celui où, il y a 64 ans, le parjure du 18 Brumaire entrait à Derlïi^ accumulait par d'iniquesronquètesleseauses de tous les maux qu'il devait léguer à la France avant de disparaître de la scène politique. Aujourd'hui le ténébreux conspirateur du 2 Décembre calcule sans doute l'heure où il apprendrait que ses nouveaux, alliés, entrés dans Paris, y auraient enseveli sous d'immenses décombres ]a République renaissante. Est-ce à cette suprême caiamifé qu'aboutira la situation qu'il nous a faite avec l'aide de pervers complices et du tant d'ineptes soutiens? S'il en devait être ainsi, que l'homme soit maudit dans les siècles, qui aurait fait déchoir notre noble race a un tel point qu'elle ne serait plus susceptible d'être sauvée et qu'elle toucherait à sa fin en punition d'avoir supporté si longtemps un pareil ■régime. Mais croyons plutôt que la terrible épreuve ■qu'elle subit en ce moment sera une salutaire expiation, où elle retrouvera, avec le sentiment de sa force,
l-OST-SCHIPTUM.
la tradition du rôle d'initiation qu'elle doit remplir, sous sa forme définitivement républicaine, dans les destinées de la grande Confédération européenne : c'est dans cotte pensée que je me décide à publier co livre, espérant qu'il contribuera à hâter la délivrance attendue avec tant d'anxiété en même temps qu'à assurer le triomphe de la vraie liberté.