‹ De l'organisation et de l'administration des bibliothèques et privéesChapitre 94 sur 159 · FORMAT · texte numérisé non relu

FORMAT

RÉCOLEMENTS

OBSERVATIONS

Vitrine D Armoire de rés.

(1) Les initiales A, G, M, P, tiennent lieu des mots : atlas, grand, moyen, petit. 1

Entre ces deux derniers modèles de tableau il faut, si c'est possible, donner la préférence au second, qui est plus simple et qui d'ailleurs a l'avantage de conserver toute sa valeur, même après un déménagement.

Les manuscrits devant être toujours replacés k l'endroit porté sur le tableau de placement, il est essentiel, dans les bibliothèques où la succession des numéros est établie sans distinction de format, que l'étiquette collée au dos de chaque volume indique, soit par sa forme, soit par un signe quelconque, la catégorie de format a laquelle le volume a été rattaché. Autrement, on serait exposé à remettre, par exemple, dans le petit format, un volume de 275 millimètres de

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hauteur, qui appartiendrait en réalité au moyen format et qui serait marqué comme tel sur le tableau de placement.

Enfin, pour maintenir Tordre et éviter les tâtonnements, il faut représenter sur les rayons, par des planchettes ou des feuilles de carton, tous les volumes qui, pour une cause ou une autre, ne sont pas en place. La planchette ou le carton portera, outre le numéro de l'absent, une carte (1) expliquant U cause de l'absence : déficit, mise en réserve sous une vitrine ou dans une armoire particulière, prêt en dehors ou même dans rintérieur de la bibliothèque. Il est bien entendu que la planchette ou la feuille de carton sera retirée quand le volume reprendra sa place snr le rayon.

Les feuillets d'un manuscrit doivent être numérotés pour donner le moyen de faire des renvois précis, comme nussi de prévenir ou au moins de constater toute espèce de mutilation.

Ce numérotage se fera par feuillets, et non point par pages : la tâche k remplir sera ainsi réduite de moitié.

On ne laissera en dehors du numérotage ni les feuillets k moitié déchirés, ni même les petits morceaux de parchemin ou de papier intercalés après coup, mais faisant corps avec le volume. On tiendra compte aussi des feuillets blancs.

Les cotes des feuillets seront marquées a l'encre, en chiffres arabes, petits, légers et nets, dans l'angle droit du haut de chaque recto. Elles n'empiéteront jamais ni sur le texte, ni sur les ornements des marges. On veillera k ce qu'elles ne maculent pas la partie correspondante du verso placé en regard.

La série des cotes sera, autant que possible, continue et régulière, sans omission et sans répétition.

On devra vérifier les anciens foliotages; ceux qui auront été reconnus trop irréguliers seront considérés comme non avenus et refaits entièrement k nouveau ; dans ce cas, il sera bon,

(t) Cette oarte se placera, soit dans une entaille pratiquée sur la face latéralp de la planchette, soit dans un gousset établi contre la feuille de carton.

soit de passer un trait léger sur les anciennes cotes, soit de tracer les nouvelles à Tencre rouge. Tout ancien foliotage qui ne présente point d'anomalies nombreuses et choquantes doit être maintenu, et jusqu'à un certain point régularisé, c'est-kdire que, si Fauteur de Tancien foliotage a omis de numéroter des feuillets, ou bien s'il a par mégarde employé deux fois le même numéro, il faudra, au moyen de numéros 6î«, ter...^ assigner k chacun des feuillets une cote parfaitement distincte. Si au contraire Fauteur de Fancien foliotage a sauté des numéros, s'il a, par exemple, coté un feuillet 36 .et marqué un feuillet suivant du n** 39, l'erreur sera jusqu'à un certain point réparée, soit par l'addition de la cote — 38 sur le premier de ces feuillets» soit par Faddition de la cote — 37 sur le second; la série des numéros des feuillets s'établirait alors comme il suit :

Ou bien encore : 35.

Il y a peu d'inconvénient à modifier d'anciennes cotes par l'adjonction de signes ou notes complémentaires ; mais il faut éviter de les modifier par des surcharges.

Il arrive souvent qu'un volume anciennement folioté contient en tête un ou plusieurs cahiers qui n'ont point été compris dans le foliotage. Les feuillets de ces cahiers doivent recevoir des numéros figurés de telle façon qu'on ne puisse les confondre avec ceux du corps du volume. On peut les marquer des lettres de Falphabet À, B, G.

La personne qui vient de folioter a nouveau un manuscrit, ou qui a vérifié et régularisé un ancien foliotage, doit aussitôt constater l'état du volume par une note inscrite au commencement sur le feuillet de garde. Les exemples suivants montreront par quelles formules cette constatation peut être exprimée :

Volume de 376 feuillets.

Volume de 485 pages.

Volume de 235 feuillets, plus les feuillets cotés 47 bis, 52 bis, b^ ter, 1^9 bis.

Volume de 317 feuillets, plus le feuillet 60 bis, moins les feuillets 54, 57, 72 et 185.

Volume de 155 feuillets, plus les feuillets préliminaires A-M.

Il est bon de noter les mutilations des feuillets qui ont atteint le texte ou les peintures ; a cette fin, la note dont la formule vient d*étre donnée sera complétée par une mention ainsi conçue : les feuillets 4, 15 et 77 mutilés.

Chacune de ces notes sera datée.

Une expérience poursuivie a la Bibliothèque nationale depuis plus de vingt années permet d'évaluer k une moyenne de 1,700 le nombre des feuillets auxquels, dans une séance de six heures, une personne attentive et laborieuse peut faire subir les opérations dont le détail vient d*étre exposé.

Clrealalre du 4 mal 1878, à propos de l'c Instractlon i^éaérale relative aa serviee des bibliothèques anlversltaires* »

Paris, le 4 mai 1878.

Monsieur le Recteur, j*ai Thonneur de vous adresser ci-joint X Instruction générale relative au service des bibliotlièqties universitaires, dont Je vous ai précédemment annoncé l'envoi.

J'appelle tout particulièrement votre attention sur les observations contenues dans le préambule de ce document, en insistant sur la double nécessité d'assm*er k tous les élèves soumis au droit de bibliothèque Tusage permanent de nos collections, et de former, autant que possible, de ces collections, un seul et même dépôt.

L'arrêté et la circulaire de 1855 avaient déjk prescrit la création des bibliothèques académiques; mais rinsuffisance des locaux ne permit alors de réaliser cette mesure que dans un certain nombre de ressorts. Il importe, aujourd'hui, de l'étendre a toutes les villes où de nouvelles constructions doivent

nous permettre de disposer, en faveur des facultés rassemblées dans un même édifice, de salles plus vastes et mieux appropriées a nos besoins. Le système des bibliothècpies distinctes est onéreux pour TÉtat, puisqu'il nous conduit a acquérir en double et triple exemplaire des ouvrages coûteux et a multiplier sans motif le personnel des bibliothécaires. Il présente, en outre, le grave inconvénient d'accuser une séparation inacceptable entre des établissements qui ne doi-. vent avoir entre eux qu'un même intérêt et un même esprit.

L'instruction générale ne nous dispense pas de préparer un règlement intérieur, lequel devra déterminer :

1* Le mode de nomination et les pouvoirs du bibliothécaire chargé de la conservation de deux ou plusieurs collections. Il importe, en effet, que ce fonctionnaire ait une autorité suffisante et qu'il lui soit permis de contrôler efficacement les acquisitions, le prêt et la rentrée des livres. Un secrétaire ou un commis d'académie, un secrétaire agent comptable de faculté ne nous offriraient pas k un degré suffisant les garanties que nous soijames en droit d'exiger. On a prétendu, il est vrai, que dans plusieurs collections le nombre des ouvrages et le nombre des lecteurs ne réclamaient pas a cette heure l'adjonction d'un fonctionnaire spécial. Mais nous ne devons pas ici considérer uniquement le présent ; il convient d'avoir en vue une fondation durable ; il nous faut donc un employé à demeure, qui s'attache a sa mission et qui sache la remplir exactement.

S"" Quel sera le nombre des auxiliaires ou agents placés sous les ordres du bibliothécaire, avec l'indication des devoirs de chacun d'eux ;

3* La durée des séances de lecture du jour et du soir ;

4^ Les conditions d'admission dans les salles, car nos collections ne sont pas, a proprement parler, publiques, et si des autorisations spéciales peuvent être accordées, il demeure entendu que les professeurs et les élèves munis de cartes, à quelque école d'ailleurs qu'ils appartiennent, ont seuls un droit d'entrée.

Un certain nombre de règlements ont déjà reçu mon approbation provisoire ou celle de mes prédécesseurs. Je désire toutefois que chacun de MM, les doyens on directeurs vous

remette, pour m'étre transmis, un nouveau projet accompagné de toutes les observations que lexpérience acquise aura pu leur suggérer. J'ai l'intention de confier Texamen de ces documents a une commission centrale des bibliothèques universitaires, qui aura pour mission de me préparer un règlement type, dont je m'empresserai de vous envoyer un exemplaire. Je verrais tout avantage à ce que chacun des règlements locaux dont il s'agit, fût discuté en comité mensuel de 'perfectionnement.

A ces premiers renseignements, il conviendra de joindre un état de propositions pour l'entretien de la bibliothèque (personnel et matériel). Le chiffre de ces propositions sera tout naturellement proportionné au nombre d'ouvrages que contient la bibliothèque, au nombre et k la durée des séances et, plm particulièrement encore^ au nombre des lecteurs.

Vous compléterez, je vous prie, les indications qui précèdent par tous les renseignements que vous possédez personnellement, et vous joindrez votre avis motivé aux propositions qui vous seront transmises par MM. les chefs d'établissements.

Recevez, Monsieur le Recteur, l'assurance de ma considération très distinguée,

Le ministre de l'Instruction publique, des cultes et des Beaux-Arts.

Instraetlon générale relative aa serviee >deii lilliliothèqaes aniTersItaires.

L — Urgence de cette instruction.

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