‹ De l'origine authentique et divine de l'Ancien Testament: DiscoursChapitre 22 sur 33 · I. Épîtres relaiiçes aux chrétiens judcusants · texte numérisé non relu

I. Épîtres relaiiçes aux chrétiens judcusants

Dans toutes celles-ci, Paul lutte plus ou moins contre la tendance de ces hommes, à ramener la servitude et le cérémonialîsme de la loi mosaïque au sein de la liberté chrétienne ; contre Timportance qu'ils attachaient à l'extérieur de la religion et des œuvres;- contre les divisions qu'ils introduisaient dans l'Église; enfin contre la résistance qu'ils opposaient quelquefois à 1 autorité de FApôtre, prétendant s'appuyer de préférence sur celle de Jacques et de Pierre.

Paul est le prédicateur spécial des Gentils » le défenseur eii titre de leurs droits-à la foi chrétienne^ par conséquent Fadversaire. obligé des Judaïsants^ de leur attachement à la loi mosaïque, de leur obstination à en faire une condition et un moyen de salut. Aussi TApôtre venge la foi en Jésus-rChrist, la foi du cœur, la foi qui purifie , qui perfectionne et qui sauve. Il réclame pour lui-même Fautorite qui lui appartient, et que quelques hommes de parti prétendent en vain lui disputer. Ce sont principalement ces Êpitres qui ont fait regarder St. Paul comme TApôtre spécial de la justification par la foi.

Elles portent, du reste, la preuve de leur authenticité dans leur objet même.

A quelle autre époque la question de là prééminence du cérémonialisme mosaïque, a-t-elle pu être discutée dans FÉglise avec cette chaleur ?

La première de ces Épîtrçs fut celle aux Galates. Elle est adressée à une paurre et ignorante peuplade de la Phrygie, d'origine gauloise, et que Paul avait deux foî^ visitée. {1 apprend qu'en son absence le Christianlsnie des Judaïsants vient d'y ren^placer la foi jadis préchée par lui-même, et dans le trouble de son âme, il leur écrit à la hâte pour les rappeler au véritable Évangile.

Viennent ensuite les Êpitres aux Corinthiens. Je renvoie à ce qui en a été dit j^Ius haut"^ J ajoute seulement sur la première, que pour la bien comprendre, il faut y distinguer deux parties et deux buts, en rapporj: avec deux voies diflférentes par lesquelles Paul avait été instruit des besoins et des plaies de cette Église. U avait appris indirectement ses discordes et ses désordres , et dans la pre-

* Note de la page 3xi.

< 328 ) mière partie* il s'afflige et réprimande , mais avec hésitation , et comme n'étant pas bien assuré de rétat des choses. Il avait reçu des Gorinthiens un message direct et des questions variées sur la discipline; il ^ répond avec détail dans le reste "de TÉpître , nOn sans revenir de temps à autre à ses griefs,** et sans s'élever par intervalles, avec sa vigueur ordinaire , aux grandes doctrines de la foi , dont il est constamment occupé.

Le chapitre XIII ett peut-être la plus belle leçon de vertu, et le XV l'explication dogmatique la plus remarquable de tous les écrits apostoliques.

L'Épître aux Romains ne fut écrite qu'après. Elle est très-digne, d'attention par son étendue, sa méthode , son importance , par les sublimes élans de piété

* CLap. 1-VI.

** Voyez, par exemple, i Cor. IX.

(3:^9) dont elle abonde , par les passages pleins de substance, de chaleur et de vie, que le lecteur y. rencontre à cha^Ue instant.

Elle s'adresse à une Église divisée en deux partis par les chrétiens judaïâ^ants; elle rabaisse Tarrogance de ceux-ci en leur rappelant l'égalité de tous les hommes devant les compassions de iJîeu, et l'efficace , la supériorité de la foi chrétienne, choisie par ce Dieu lui-même pour sauver la terre.

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