‹ De L'Ostéomyélite AiguéChapitre 18 sur 29 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

Macnamara.— (Brit. med.Journ., 1888)

Ostéomyélite du fémur, — Incision. — Guérison.

À. P., âgée de neuf ans, reçoit un violent coup sur la région trochantérienne gauche. Dix jours après, violent accès de fièvre ; douleurs très vives le long de la cuisse gauche, qui se meten flexion avec abduction ; pas de tuméfaction apparente. Etat général grave.

Incision postérieure au grand trochanter ; col du fémur rugueux et creusé de cavités ; décollement de la tête. Le pus articulaire contient de nombreux staphylocoques. Aa bout d'un mois et demi, l'enfant quitte l'hôpital ; guérison parfaite sans ankylose, ni raccourcissement.

OBSERVATION VIII (Kirmisson. — Leçons cliniques sur les maladies de l'appareil locomoteur, 1890.)

Ostéomyélite du fémur. — Incision. — Guérison.

Jeune homme de 15 ans, entré dans le service du professeur Duplay à Lariboisière. Opéré par Kirmisson.

L'incision, pratiquée à la partie supéro-externe de la cuisse immédiatement au dessous du grand trochanter, permet d’évacuer une cuillerée de pus environ.

Le fémur était dénudé;.une tréphine enfoncée dans le canal médullaire n’amène pas l’écoulement d'une seule goutte de pus.Un mois plus tard, le DEGRÉ quitle l’hôpital complètement guéri.

DR

OBSERVATION IX {Aldibert. — /n Thèse de Dordenne, Paris, 1894.) Ostéomyélite aiguë du péroné. — Décollement épiphysaire., — Incision.

Guérison. .

Wolf Emilie, 15 mois, entre le ? janvier 1890 aux Enfants Malades, dans le service de M. de StGermain.

Antécédents héréditaires. — Père et mère bien portants, indemnes de syphilis. La mère n'a jamais eu de fausses couchés, ni d'accouchements prématurés. Une sœur de 6 ans est bien porlante.

Antécédents personnels. — KElevée au biberon; pas de gastro-entérile. Jamais d'accidents douteux àu point de vue syphilitique. L'enfant à eu,il y a un mois, une rougcole bénigne, mais qui s'est compliquée d'une otile suppurée qui n est pas encore guérie.

La maladie actuelle a débuté assez brusquement, il y a o jours, par des convulsions, qui se sont répétées les jours suivants: fièvre et vomissements ; dès le lendemain, la: mère constatait un gonflement limité à la partie externe du cou-de-pied gauche avec douleurs vives au moindre mouvement. Ce gonflement à augmenté peu à peu; la peau est devenue rapidement rosée et la fièvre a persisté aussi intense, Soignée en ville pour un érysipèle, l'enfant est amenée à l'hôpital par la mère, effrayée des progrès de la tuméfaclion etde l'intensité des douleurs.

Etal actuel. —? janvier, Soir. — La jambe gauche est absolument déformée par un gonflement énorme. Celuicl, qui occupe toute la face dorsale du pied et toute la jambe jusqu'au niveau du genou, est surtout développé à la partie externe, où il atteint un tel développement que

Dr ET ELA

ce segment de membre paraît coudé comme dans les fractures de jambe à sinus interne. Sur toute la face externe, la peau présente une teinte rouge vif uniforme.

La palpation permet de reconnaître, à la partie inférieure et externe de la jambe, l'existence d’une collection purulente très étendue et qui, partant de la malléole externe, remonte vers le mollet jusqu’à mi-jambe ; la fluctuation est des plus nettes et on a même la sensation de flot. Sur la face dorsale du pied, ainsi qu'à la partie interne de la jambe, on ne constate qu'un œdème dur.

Les mouvements de l'articulation tibio-farsienne sont peu douloureux. L'état général est assez satisfaisant; ni abattement, ni proslration. Température 397 ; ni vomissements, ni diarrhée. [ existe encore un léger suintement de l'oreille.

Je pratique;le soir même, une incision de 4 centimètres à la basé de la malléole externe et suivant la face externe du péroné. Une centaine de grammes de pus s'écoule par cette incision. Une sonde cannelée, glissée dans celte ouverture, remonte en haut, en arrière dans un décollement sous culané, qui arrivejusqu'au milieu du mollet ; le même instrument montre une dénudation étendue du péroné.

Le doigt, introduit dans l’incision, me permet de sentir que l'os est dénudé sur les 3/4 de sa cireonférence et sur une hauteur de 4 à 5 centimètres. Il reconnaît, en outre, - l'existence d'uu décollement épiphysaire de l'extrémité inférieure du même os, qui peut être facilement mobilisé dans lesens antéro-postérieur. Pas de foyer suppuré dans l'articulation.

Drainage du foyer suppuré avec lavage boriqué ; pansement boriqué avec attelle externe, en cas de déplacement de la diaphyse péronière.

AR ES 3 janvier, — La température a un peu baissé, 38°1. L'enfant a passé une bonne nuit.

4 janvier. — Température normale. Etat excellent. 6 janvier. — Le gonflement de la jambe a complète-

ment disparu, ainsi que l'œdème du pied. La suppuration est toujours abondante et nécessite des pansements quotidiens. La jambe est en attitude normale, sans déviation.

10 janvier. — Raccourcissement du drain. La suppuraton diminue un peu.

13 janvier. - Suppression du drain. Suintement purulent léger. Le péroné ne se trouve plus à nu que sur une faible étendue. Plus de mouvements anormaux du péroné.

25 janvier. — L'enfant va bien. Il persiste une petite fistule insignifiante.

30 janvier. — La malade sort; la plaie est à peu près complètement cicatrisée ; le stylet n’arrive plus sur l'os, dont le périoste doit être recollé ; la diaphyse est absolument immobile sur l'épiphyse. Il n’y a pas de déviation de l’axe du pied.

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