CONSIDERATIONS CLINIQUES A PROPOS DES MASTOIDITES TRAITÉS PAR L'OZONE
Le premier cas de suppuration mastoïdienne traité et guéri par l’ozone a été cité par Bayeux dans une de ses pu-: blications.
Une quinzaine de malades ont été adressés à M. Aubourg par le service d'oto-rhino-laryngologie de l'hôpital Beaujon-Clichy. Nous n'avons pu trouver que huit de ces observations, dont deux ont été publiées par MM. Aubourg et Baldenweck. Mais tous ces malades traités par l’ozone, ont un numéro d'ordre, et dans le cahier des traitements on peut trouver tous les résultats cliniques pendant et après le traitement. Ce sont des malades qui, après une intervention chirurgicale, évidement pétro-mastoidien ou mastoïdectomie, ont été traités dans le service respectif par les moyens thé: rapeutiques habituels. A la suite de l’inefficacité de ce traitement Ou de son action trop lente, ils ont été adressés à M. Aubourg pour un traitement d'ozone Ils présentaient tous uñe Suppuration plus ou moins abondante et une plaie opératoire longue à se cicatriser. De plus, la plupart présentaient de la céphalée, de l’insomnie et de la fatigue,
Lé traitément consiste en une insufflation locale dans la plaie rétro-auriculaire et en un lavement par jour pendant une période qui varie en egénéral de 12 à 40 séances,
Pour les insufflations locales on envoie le mélange oxygène-ozone par la plaie et sous pression, dans les cellules mastoidiennes. (La concentration est de 3 à 50 mgr par litre, et la durée de l’insufflation de 3 à 1x minutes.)
L'action bactéricide et cicatrisante de l’ozone a été rapidement constatée dans tous les cas traités. Souvent le pouvoir cicatrisant se manifeste plus rapidement que le pouvoir stérilisant, et pour cela M. Aubourg conseille de bien drainer, de faire un bon méchage après chaque séance d’ozonothérapie jusqu'à ce que la suppuration soit totalement tarie. Ainsi, la stérilisation précède la cicatrisation, point qui est capital dans ces cas. Ayant en considération la décomposition rapide de l’ozone au contact de certains corps chimiques comme l’éther, l’alcool ou le iodoforme, M. Aubourg recommande le méchage sec ou le méchage avec du sérum physiologique.
Dans certains cas, au début du traitement, il se produit une réactivation temporaire de la suppuration, fait qui semble être d’un bon prononstic.
Les microbes généralement rencontrés dans ces suppurations sont le streptocoque, le staphvlocoque, le pyocyanique, le micrococus catarrhalis et le pneumocoque. Ils sont tous détruits par le contact direct avec l'ozone d’après les constatations faites par M. Aubourg.
La cicatrisation de la plaie s'effectue rapidement après son asséchement. À remarquer que la cicatrisation peut se poursuivre, dans certains ca$, après l'arrêt du traitement. (Obs. I).
En ce qui concerne l’action générale tonique de l'ozone, elle a été constatée chez presque la totalité des malades traités. L'oxygène naissant active les cellules et augmente leur pou-