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(4) Ib., 23.
Sai>., X, 3, 4.
El même si l’on invoque le texte de la Sagesse pour établir que ce fut uniquement à cause de Caïn {propier quem) que le déluge vint sur la terre, nous n’avons aucune objection à y faire puisque, en effet, Caïn (qu’il ne faut pas séparer de sa race) ne fut pas seulement un
homme de violence, mais aussi le fauteur de toute cor-
ruption charnelle, violant le premier, par la polygamie (1 ), la sainteté de l’union conjugale.
9. Ce qui reste constaté, c’est que Caïn (on sa race) CHASSÉ du sol adamique, n’a pas pu être englouti tout entier par le déluge. Le texte est, sons ce rapport, d’une clarté parfaite ; du moins cela roc parait ainsi.
10 Joignez-y les traditions des Egvptiens, des Chinois, des Mexicains, des Grecs, des Hindous, des Polynésiens qui parlent d’un déluge partiel, soit en le disant expressément, soit en mentionnant des peuples tels que les Miao, les Vrâiyas, \esTzocuiUixeque, les Quinameiin qu’elles donnent évidemment comme antédiluviens, et qu’elles nous dépeignent comme des races caïniles, comme des hommes extraordinaires par leur taille et par tout leur extérieur, laids de corps et d’esprit, sans religion, vivant des produits de la chasse et de la rapine, non civilisables.
1 1 . Puis, songez que la race nègre et les nices analogues n’ont pas pu, dans l’origine, se former naturelle-
'ï) Gen., IV, 19.
ment (l) ; que ces races ne peuvent dériver de la race cliamilique qui est une race blanche; songez à la preuve qui résulte pour l’origine surnaturelle de ces races, du silence que l’auteur de la Table des peuples observe à leur égard ; et joignez à tout cela les preuves tirées de l’état physique deplusieurscontréesduglobe, et de l’existence d’un certain nombre d’animaux dans la Nouvelle-Hollande et dans l’Amérique qui ne trouvent pas leurs types ailleurs.
12. Enfin, considérez celte institution étrange et d’un caractère religieux qui est particulière aux races polynésiennes et nègres et qu’on nomme tabou. Il me semble qu’il est difficile de se refuser à voir au fond de cette sorte d’tnlerdit protecteur des hommes et des choses une tradition qui remonte an signe protecteur que Dieu mit sur Caïn et en lui sur sa postérité'. Les paroles de Lemech respirent tonte la sécurité sacrée d’un véritable taboué : « Si Caïn doit être vengé au septuple, Lemech le sera soixante-dixsept fois (2) ! »
’V’oilà ce que nous avions à dire, pour le moment, sur la
(1) Ploslenrs vealent que ces races se soient formées par voie de dégénérescence physique, par suite d’un état morbide qui aurait pris un caractère constitutif et normal. Mais cette opinion est démentie par la science. Il est tout à fait impossible, m’a dit plus d’une fois, dans nos fréquents entretiens, le grand physiologiste, M. Claddc BERasno, il est tout à fait impossible que l’espèce humaine puisse se perpétuer, dans cescondilions, au delàdcla troisième ou de la quatrième génération, et toujours ses facultés physiques iront en déclinant. — On aura des albinos, des cagots, des crelins, c’cst-à-diredcs variétés accidentelles et maladives, mais jamais des racés permanentes et vigoureusement constituées, comme le sont en général les peuples nègres, patagnns, kalmouks on tatars etautres.
(2! Gen., IV, 24.
queslioD de l’universalité du déluge, et quel que soit le jugement du lecteur, il verra, je l’espère, qu’il n’y a ici péril en la demeure ni pour l’Église ni pour l'humanité, et il ne pourra certainement pas dire de cet exposé : Hoc ninih coartum.