‹ De l'UréthrectomieChapitre 3 sur 39 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Certains rétrécissements du canal de l'urèthre, —- les rétrécissements traumatiques et les rétrécissements calleux accompagnés, soit d’abcès urineux chronique, soit de fistules perinéo-scrotales indurées —, ont pour caractère de résister aux méthodes ordinaires de traitement et de récidiver ; — certaines ruptures graves de la portion bulbo-membraneuse amènent souvent après elles, malgré l’uréthrotomie externe et la sonde à demeure, un rétrécissement cicatriciel inodulaire. — C'est ce qui a décidé M. le professeur Guermonprez à employer, dans des cas analogues, un mode de traitement différent des procédés classiques ; — et ce sont les conseils de notre maître, qui nous ont décidé à recueillir soigneusement les observations de sa pratique chirurgicale et à poursuivre nos recherches dans ce sens. Nous en faisons le sujet de notre thèse, que nous intitulons: de l’uréthreclomie, bien que ce procédé opératoire contienne deux temps également importants : l’excision du canal, d'une part, sa reconstitution d'autre part.

Dans un premier chapitre, nous ferons un court aperçu historique, montrant que l’excision de l’urèthre est une méthode qui a pris naissance en France et s’y est développée, pour être pratiquée ensuite surtout en Allemagne et en Italie. — Dans un second, nous en étudierons les indications. — Dans un troisième, le manuel opératoire comprenant : 1° l’excision avec la recherche du bout postérieur ; 2° la réfection du canal, soit par la suture juxta-uréthrale, soit parla greffe, soit, et

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surtout, par la suture immédiate des deux bouts — et, dans un quatrième, les résultats de ce procédé fournis par l’examen des soixante-quatorze observations que nous avons pu réunir.

Avant de commencer, qu'il nous soit permis d'adresser nos remerciments, à notre maître, M. le professeur Guermonprez, qui, après nous avoir inspiré le sujet de notre thèse, n’a cessé de nous prodiguer ses conseils pour nous en faciliter la rédaction ; à notre ami, Al. Faidherbe, pour la gracieuse obligeance, avec laquelle il s’est mis à notre disposition pour la traduction des auteurs allemands et italiens.

Que M. le professeur Guyon veuille bien agréer le témoignage de notre reconnaissance pour l'honneur qu’il nous a fait d'accepter la présidence de cette thèse.

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