‹ De l'uréthrotomie externe sans conducteur avantages et technique du procédé de forgueChapitre 5 sur 22 · ARS QE · texte numérisé non relu

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à la densité de son tissu. Le chirurgien incise cette glande verticalement, sur la ligne médiane, par de petits coups dirigés de sa face inférieure vers sa face supérieure, guidé en arrière par la paroi du rectum, en avant par Parcade du pubis. Au bout de quelques instants, la région prostatique du ganal est ouverte largement et bien débridée ; le doigt y pénètre et, de là, jusque dans le col de la vessie, où il s'engage ; revenant ensuite vers les bourses et suivant avec sa pulpe la paroi supérieure, ce doigt reconnaît qu’iline reste ni bride, ni cul-de-sac et que ce canal a bien été suivi dans toute son étendue, au moins dans la partie qui.était conservée. On place une sonde qui parcourt tout le canal, on rapproche les cuisses ; la plaie est peu étendue et n’exige point de suture. »

En 1857, Demarquay (1) revient sur cette question, à propos de difficultés qu’il a eues à retrouver le bout postérieur de l’urèthre chez un blessé. Voici également, d’après l’observation publiée, la facon dont il opéra

( Depuis l’entrée du malade (12 avril 1857) jusqu’au 1% mai, M. Demarquay chercha tous les matins à faire pénétrer une sonde dans la vessie ; ne pouvant v'parvemir, il se décida à pratiquer l'opération suivante : Il fit une incision courbe au-devant de l'anus, comme s’il devait pratiquer une taille bilatérale, en exagérant même cette incision ; puis incisa couche par couche pour arriver dans le point où il espérait trouver le bout profond de l’urèthre. Cela fait, il exerça une traction sur la paroi antérieure du rectum et fit uriner le malade. Pendant cet acte, il introduisit une sonde mince et flexible dans la

(1) Demarquay. Mémoire sur la contusion et la déchirure de l'uréthre: Union médicale, 4 mars 1858.

vessie et la ramena, par un mécanisme bien simple, dans la partie antérieure de l’urèthre. »

Notons également que c’est, non pour un rétrécissement, mais pour une déchirure de l’urèthre avec infiltration d'urine, que Demarquay employa d’abord ce procédé « afin, dit-il, de rétablir la continuité des voies urinaires interrompues ».

Citons le Traité des maladies des voies urinaires de Thomson (1) (édit. 1874), qui juge ainsi la question : «Cette méthode est supérieure à l’uréthrotomie externe, dans son acception la plus’étroite, en ce sens, qu’une personne qui possède les connaissances anatomiques nécessaires et qui s’est occupée des rapports existant entre les organes importants situés à l’extérieur du bassin, pourra plus facilement découvrir l’urèthre en arrière du rétrécissement, par cette incision directe située au devant de l’anus, que de chercher l’urèthre à tâtons au point rétréci. »

Dans la séance du 15 février 1888, à la Société de: chirurgie, Le Dentu (2) défendit la méthode de Demarquay.

(Après avoir éprouvé, dit-il, comme tous mes collègues, nombre de fois les difficultés que l’on rencontre à pratiquer l’uréthrotomie externe suivant le procédé classique, J'ai complètement renoncé à cette manière de faire. Je me suis rallé à celle conseillée par Demarquay, qui consiste à aller droit à la prostate, sans se préoccuper du rétrécissement, à l’aide d’une incision, soit transversale, comme le voulait Demarquay, soit plutôt antéro-postérienre, parce que, après la cicatrice, une bride transversale peut être l’origine d’une coarctation nouvelle, Cette incision con-

(1) Thomson. Traité des maladies des voies urinaires. Edit. 1874. (2) Le Dentu. Société de chirurgie, 15 février 1888, Bulletin, t. XIV, p. 160,

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