‹ De l'uréthrotomie externe sans conducteur avantages et technique du procédé de forgueChapitre 7 sur 22 · LATE NES · texte numérisé non relu

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lement, au lieu de suivre la voie pré-rectale, ils ont été amenés à suivre le trajet de l’urèthre jusqu’à ce qu’ils le trouvent, soit au niveau de la prostate, soit même avant d'y arriver (comme le cas de l’observation numéro XV). D’autres fois (observation XVI), on ütisa dans la direction de la prostate, où encore (observation XIX) : Le hasard a voulu que j'aie ouvert avec le stylet, sur la ligne médiane, en arrière, au voisinage du rectum, quelque chose qui m'a paru être le bout postérieur de l’urèthre. Il faut avouer que nous sommes loin du procédé de Forgue !

Le seul cas publié par Monjaret, et qui ait queique rapport avec le procédé qu’il décrit, est le cas de Demarquay, encore qu’il s'agisse là d’une opération pour rupture de l’urèthre et non pour rétrécissement infranchissable ; et encore, Demarquay a procédé plutôt par abaissement de la prostate, et c’est en faisant uriner le malade qu'il a aperçu l’extrémité antérieure du bout postérieur de l’urèthre rompu.

Donc, d’après les observations citées dans la thèse de Monjaret, il n’y avait pas, avant l’article de M. le pro fesseur Forgue, de technique arrêtée et réglée pour la découverte pré-prostatique préalable de l’urèthre posté: rieur, dans l’uréthrotomie externe sans conducteur.

4 M. le professeur Forgue, dans son article de la Presse médicale, 21 octobre 1903, pose de nouveau la question, la met au point et la résout définitivement. Il indique une technique simple et facile qui lui à toujours permis € en moins de dix minutes » (1) de découvrir le bout postérieur de Purèthre et de s’en servir comme point de repère pour pratiquer l’excision du tissu fibreux dense et des fistules

(1) Forgue. Précis de pathologie externe, 3° édit. 1906, €. IF, p. 183.

situés au niveau du point rétréci. I a réglé définitivement la manière de découvrir la prostate, en se basant sur la technique de Proust et Gosset, Albarran, dans la pros: tatectomie périnéale. Enfin, il a surtout démontré la supériorité de son procédé sur le procédé classique, même suivi du cathétérisme rétrograde.

Au moment où nous avions terminé ce travail, ont paru coup sur coup deux articles de M. Maurice Heitz-Boyer sur la recherche du bout postérieur de l’urèthre par un nouveau procédé. Le premier de ces articles traite des rétrécissements infranchissables, dans le Journal de chirurgie, octobre 1909 ; le second, de deux cas de rupture traumatique complète de l’urèthre périnéal. Ce procédé consiste dans « l’excision en masse de tout ce qui reste de périnée superficiel, avec mise à nu large de l’aponévrose moyenne, qui présentera nécessairement en son centre l’urèthre miembranceux, bout postérieur recherché ».

Le deuxième article vient de paraître dans le deuxième numéro du mois d'octobre des Annales des maladies des organes génito-urinaires.

Ce chirurgien a expérimenté une nouvelle méthode d’hémostase par le procédé de Mombourg. En effet, en faisant une vaste périnéectomie, les hémorrhagies sont à craindre et dans le premier des deux cas de rupture publiés, une hémorrhagie des plexus périprostatiques se produisit, qui fut arrêtée seulement par la compression de la région contre le pubis par un doigt placé dans le rectum. |

Nous dirons quelques mots, dans le courant de notre travail, sur la valeur relative de ce procédé.

Ajoutons seulement qu’il l’a mis en usage pour éviter le cathétérisme rétrograde vésical ou sous-prostatique, ce dernier n'étant autre chose que le procédé de Forgue.

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