Évaluation des phosphates terreux, d'après Beneke
Les phosphates terreux sont, comme on le sait, maintenus en dissolution dans l'urine à la ftiveur de l'acide libre que ce liquide renferme, et ils se séparent dès que l'urine devient alcaline. Par conséquent, lorsqu'on sature l'acide Hbre de l'urine par un alcali quelconque, on obtient un précipité, si l'urine contient des phosphates terreux. Suivant la quantité des phosphates terreux qui se trouvent en dissolution, le liquide ne se trouble pas du tout ou seulement faiblement, ou bien il se produit un précipité léger ou abondant ; ces différentes réactions sont suffisamment caractérisées pour que l'on puisse en déduire une notion approximative sur la proportion des phosphates terreux renfermés dans l'urine. Si on se sert toujours pour ces sortes de détermination de petits tubes ayant tous le même diamètre et possédant jusqu'à une certaine marque, une capacité de 15 ou 2ÜC. c, on peut, comme BenekeVa établi à l'aide d'expériences nombreuses, distinguer dans le trouble ou le précipité qui se produit différents degrés assez bien déterminés. Si, en premier lieu, on trace une échelle pour les différents degrés de trouble qui prennent naissance, et si en second lieu, on détermine exactement par l'analyse, la quantité réelle qui correspond à chaque degré de l'échelle, on obtient toutes les conditions nécessaires pour effectuer une expérience de ce genre.
Pour l'évaluation des phosphates terreux, Beneke a distingué huit degrés de trouble ; la quantité correspondant à chacun d'eux fut déterminée par lui à l'aide tle la méthode indiquée pai'agi'aphe 7 "2.
Beneke désigne :
1° Par 0 une urine, qui, soumise à i'ébullition dans un tube d'essai, puis additionnée de 10 ou 15 gouttes d'une solution de carbonate de soude (1 partie de carbonate pour 12 d'eau), ne donne lieu à aucun trouble, mais qui conserve sa transparence primitive ;
2" Par 1/2 une urine, qui soumise au même traitement devient légèrement opalescente ;