‹ De l'urine et des sédiments urinaires [electronic resource] (volume 2)Chapitre 12 sur 158 · Separation de chaque acide en particulier · texte numérisé non relu

Separation de chaque acide en particulier

L'huile obtenue d'après 1 est mélangée, ainsi que l'eau qui la surnage, avec une quantité en excès et pesée d'hydrate dépotasse, et soumise à la distillation. Dans le liquide condensé se trouve contenue une huile azotée, très-odorante et peu étudiée. Au résidu contenu dans la cornue on ajoute une quantité d'acide sulfurique telle, qu'elle sature le 5/6 de la potasse employée, et l'on distille tant que le liquide condensé donne un précipité avec l'acétale neutre de plomb. En distillant à plusieurs reprises sur du sel marin le liquide obtenu, on a enfin à l'état huileux la plus grande partie des acides, et il no reste qu'une petite quantité d'une solution aqueuse ayant une réaction fortement acide. Pour séparer ces corps à réaction acide , on sature le liquide distillé avec du carbonate de soude, on agite fréquemment pendant douze heures, et avec de Pélher on sépare la couche huileuse de» sels de soude.

a. Acides qui ne sont pas combinés avec la soitUe.

Par distillation on sépare l'éther de la solution éthéréc obtenue d'après 2 et l'on soumet encore une fois le résidu à la distillation avec une lessive de potasse concentrée. La combinaison de potasse qui reste est décomposée avec du bicarbonate de potasse et le produit de la distillation obtenu est complètement déshydraté avec du chlorure de calcium. La plus grande partie, qui est constituée par de l'acide phénique et de l'acide taurylique, passe on opérant par distillation fractionnée à 180 ou 195"; ces deux acides ne peuvent être qu'incomplètement séparés par une nouvelle distillation fractionnée. — Outre que l'acide taurylique

' Annal, der Chemie u. Pharm., [. XCXVIl, p. 134.

entre en cbuUition à une température plus élevée , ces deux corps diffèrent par la manière dont ils se comportent avec l'acide sulfurique concentré : l'acide taurylique donne une coml)inaison solide, tandis que le composé fourni par l'acide phénique reste liquide.

b. Acides qui sont combinés avec la soude.

La solution des sels de soude, qui est débarrassée par l'éther des acides phénique et taurylique, est évaporée, mélangée avec de l'acide sulfurique et distillée. Le liquide condensé, ayant une odeur analogue à celle de l'acide hippurique, se sépare en deux couches : lune huileuse et l'autre aqueuse. On fait bouillir le tout avec un excès de carbonate de baryte et on laisse cnstalhser. — Par cristallisation fractionnée on obtient différents sels de baryte renfermant des proportions variables de bases (27 à 41 p. 100 de baryte). L'acide, dont le sel de baryte renferme un peu plus de 39 p. lOü-de base , constitue l'elenient principal (3». 4= ot 5= cristallisations). Cet acide est l'acide damalurique C»*H»'- 03 + HO (voy. cet acide). Le deuxième acide (1" et 2° cristallisations) , dont le sel de baryte renferme 27,4 p. 100 de base, est l'acide damolique (voy. cet âcidcj

Les sels' de baryte qui restent (eau-mère évaporée) sont des mélanges d'acide damalurique avec un autre sel de baryte; jusqu'à présent on n'a pas pu découvrir si l'acide qui se trouve dans ces sels est l'acide butyrique, 1 acide valerianique ou bien encore un acide nouveau.

Lorsqu'on emploie l'urine humaine pour la préparation, la quantité de ces acides que l'on retire est extrêmement petite, et si l'on ne s'est pas servi d urine tout à fait fraîche , on obtient toujours une assez grande proportion d acide acétique.

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