‹ De l'urine et des sédiments urinaires [electronic resource]Chapitre 112 sur 185 · B. CARACTÈRES MICROSCOPIQUES DES SÉDIMENTS URINAIRES · texte numérisé non relu

B. CARACTÈRES MICROSCOPIQUES DES SÉDIMENTS URINAIRES

Lorsqu'on veut procéder à l'examen du sédiment d'une urine, il est nécessaire de savoir tout d'abord si l'urine en question est fraîchement émise, ou si, ayant été abandonnée pendant longtemps à elle-même, elle a ou elle n'a pas subi les changements qui sont occasionnés par le phénomène de la fermentation urinaire. On essaye, en outre, la réaction, puis on laisse le sédiment se déposer complètement dans un vase fermé, on décante le liquide qui surnage et que l'on doit essayer d'après le g 87, et l'on dépose une goutte de sédiment sur le porte-objet du microscope. Si l'on ne dispose que d'une petite quantité d'urine, on la verse dans un verre à Champagne, on laisse reposer le liquide jusqu'à ce qu'il soit devenu clair, on décante celui-ci avec un siphon et l'on dépose sur le porte-objet une goutte du sédiment qui s'est rassemblé au fond du verre. Mais si la quantité d'urine est considérable (celle émise en 24 heures), on la laisse d'abord reposer dans un vase couvert, on décante le liquide avec un siphon, on verse le reste dans un verre à Champagne, on laisse de nouveau reposer et l'on procède comme précédemment. La goutte qui se trouve sur le porte-objet est ensuite recouverte avec un couvre-objet et examinée méthodiquement : on fait mouvoir l'objet sous le microscope en commençant par un côté, jusqu'à ce que tous ses points aient passé dans le champ visuel. Lorsqu'un échantillon a été examiné, on en prend un second, etc. ; il est convenable de prélever des échantillons dans les différentes couches du dépôt, parce qu'il y a des corps qui descendent au fond du vase plus rapidement

que d'autres. — Si c'est possible, on fera deux examens microscopiques : le premier, le plus près possible du moment où l'urine a été éliminée et le second, lorsque ce liquide a déjà été abandonné à luimême pendant 24 heures. L'oxalate de chaux, par exemple, ne peut pas généralement être trouvé dans l'urine fraîchement éliminée, mais il ne se montre qu'au bout de quelques heures. — On se servira de grossissements de 50, 80 à 300, 400. — Enfin, si l'on a filtré l'urine pour en séparer le sédiment, et si l'on a enlevé ce dernier en raclant le filtre, il faut bien faire attention à ne pas prendre des fibres de papier, etc., pour des éléments du* sédiment. A. U urine a une réaction acide.

1. Tout le sédiment est amorphe ; il forme une masse irréguliére, ou bien est constitué par des grains extrêmement petits, disposés en séries ramifiées comme la mousse. On chauffe la goutte sur le porteobjet.

a. Si la solution est complète, cela indique la présence d'urates (pl. Il, fig. 1 et 2). Après le refroidissement, on ajoute une goutte d'acide chlorhydrique et on laisse reposer pendant un quart d'heure ou une demi-heure. Si au bout de ce temps il s'est formé des tables rhomboidales d'acide urique, on a la preuve de la présence des urates (pl. fig. 2).

Généralement ce sédiment consiste en un mélange d'urates acides et se distingue par une couleur plus ou moins rouge (pl. Il, fig. 1 et 2). On essaye chimiquement d'après le § 44.

Très"frêquemment ces sédiments sont accompagnés de cristaux d'acide urique et d'oxalate de chaux. (Pl. I, fig. 3, et pL II, fig. 4.) Voyez 2.

b. Si le sédiment ne se dissout pas lorsqu'on chauffe, mais s'il entre en dissolution dans l'acide acétique, sans effervescence, il est probable qu'il y a du phosphate de chaux. On s'en assure par un essai chimique, d'après le § 46.

c. Si dans le sédiment amorphe se trouvent des gouttelettes argen* tées, réfractant fortement la lumière et solubles dans Téther, cela indique la présence de la graisse (g 35).

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