DOSAGE DE L'ACIDE IÎUIQI;E
lavage non-seulement reste claire lorsqu'on l'acidifie, mais encore ne donne plus la réaction du chlore avec une solution d'argent. A l'aide de la fiole à jet, on fait ensuite tomber le précipité dans un ballon, on le dissémine dans l'eau en agitant vivement sans interruption et on le décompose par un courant d'hydrogène sulfuré, qui doit être dirigé dans le liquide pendant un temps assez long. Le liquide est ensuite chauffé quelque temps avec le précipité, puis filtré ; le liquide filtré est évaporé à un petit volume, fortement acidifié par l'acide chlorhydrique et abandonné à lui-même pendant trente-six à quarante-huit heures. L'acide urique ainsi obtenu est rassemblé sur un petit filtre pesé, lavé, desséché et pesé; il est pur, sauf des traces infinitésimales de soufre.
Cependant Schivanert^ pense que l'on peut calculer la quantité d'acide urique restant en dissolution après la précipitation par l'acide chlorhydrique en se basant sur les indications, vérifiées par Schwanert, que Voit et Zabelin'^ ont données relativement à la solubilité de l'acide urique dans le mélange d'urine et d'acide chlorhydrique, de sorte que la méthode un peu longue décrite précédemment devient inutile. D'après Voit, Z abelin et Schwanert, il reste en dissolution dans chaque volume de 100 c. c. du mélange d'urine et d'acide chlorhydrique 0^^0048■ d'acide urique, que par suite on doit ajouter à celui trouvé directement.
Pour établir son opinion, Schwanert rapporte les résultats de 15 analyses dans lesquelles il a dosé l'acide urique par la méthode de Salkowski et comparé la quantité obtenue avec celle qui était restée dissoute dans le volume de liquide employé, et qui s'élève à 0^%0048 par chaque volume de 100 c. c.
D'après ces 15 analyses doubles, la quantité d'acide urique que l'on peut précipiter par l'acide chlorhydrique et la solution d'argent est presque exactement aussi grande que la quantité précipilable par l'acide chlorhydrique seul, après qu'on y a ajouté O^^OO^S par chaque volume de 100 c. c. de liquide filtré, etc.
Salkowski^ repousse les objections faites à sa méthode par Schiuanert : il dit qu'il ne considère pas comme une méthode qui mérite d'être recommandée le dosage de l'acide urique par précipitation au moyen d'une solution d'argent, et qu'on doit plutôt désirer vivement la découverte d'un meilleur procédé de détermination quantitative de cet acide. Mais si Salkowski regarde comme purement accidentelle la concordance des nombres obtenus par Schwanert en précipitant par
1 Aîinal. d. Chem. u. Pharm., t.GXLIII, p. 155. Annal, d. Chem. u. Pharm., t. II, suppl. p. 513. Berichte d. Chem., Gesellschaft, t. V, p. 410,
la solution d'argent avec ceux calculés en vue d'établir un facteur de correction, on ne peut pas être de son avis sur ce point, car une concordance qui se présente dans 15 cas ne peut guère être considérée comme purement accidentelle. — Pour mon compte personnel je ne me sers pour le moment que de la correction indiquée par Schwanert pour l'acide urique resté en dissolution après le traitement par l'acide chlorhydrique.