CHAPITRE XXXÏII
Par quelle circonstance les philosophes sont-ils devenus une puissance dans nos gouvernements ? Page 54 1
Par quelle force invisible tout système de philosophie , vrai ou faux, produit-il aujourd'hui uwe commotion générale dans le monde? 54i. — Réponse à cette question, 'ôl[i. — Lorsque les lumières se répandirent, on fonda et on multiplia les universités, on établit des compagnies de littérateurs et de savants, 342. • — Les philosophes anciens n'avaient point eu de point de rallie» ment, 543. — Rapports de rivalité entre les ministres de la religion chrétienne, essentiellement enseignante, et les philosophes, qui ont toujours aspiré au droit exclusif d'enseigner, 343. — ^Les philosophes n'ont eu d'abord ni l'idée ni le courage d'attaquer la religion; leur marche était timide, 343. — Ils se montraient avec avantage lorsque les princes et les peuples avaient besoin de défenseurs contre le clergé, 344* — ^^ philosophie pulvérise les doctrines ultramontaines, 344» — I^es philosophes deviennent une autorité; le clergé continue d'être leur point de mire, 345. — La noblesse, jalouse des biens du clergé, applaudit aux déclamations de la philosophie , 346. — - La philosophie acquiert insensiblement un pouvoir qui devait un jour miner tous les autres, 346. — Les travaux et les succès des philosophes, dans les sciences et les arts, si nécessaires à la puissance des états, ont accru leur considération , 346. — Ils ont fixé l'attention des plus grands souverains, 347. — Le concours des lumières et l'imprimerie opérèrent les prodiges qui ont si fort rehaussé la philosophie de ce siècle, 348. — Les philosophes modernes, par la nature même des siences qu'ils cuitivaient, se sont répandus dans la société, 349- — Leurs rapports avec les souverains se sont multipliés, 349. — Us ont eu en masse plus de succès réels pour la propagation en général des lumières, mais beaucoup moins pour leur gloire personnelle, 35o. — Depuis la découverte de l'imprimerie chacun peut lire et s'instruire chez soi, 35o. — La personne d'un écrivain n'est plus rien, ses écrits sont tout, 35 1. — Considération dont jouissaient les anciens philosophes, 35i. • — Ce n'est, dans les temps modernes, que parmi
XXviij TABLE ANALYTIQUE,
nous que les philosophes ont formé une classe ,352. — A mesure que les ecclésia.^^tiques devenaient plus raisonnables, les philosophes le devenaient moins, 355. — Les magistrats virent avec indifférence les premiers coups portés à la relijjion chrétienne; le clergé n'était pas frappé, autant qu'il aurait dû l'être, de la guerre qui lui était déclarée, 353. — Ville d'asyle pour les philosophes, 354. — Les courtisans se façonnent à la manière des philosophes, 355. — Les rois font publiquement asseoir la philosophie sur le trône, 355. — Les nobles et Us grands cherchent à s'assurer, comme philosophes, une supériorité d'influence qu'ils avaient perdue comme personnages politiques , 355. — En Angleterre , les philosophes n'ont jamais formé une secte , 356. — Si la philosophie n'est pas née en France , c'est du moins dans ce pays que les circonstances ont le plus favorisé la domination des philosophes; par quelles causes , 356 — Pourquoi cette influence philosophique n'a-t-elle pas opéré dans les autres monarchies? 358. — L'Allemagne compte depuis long-temps des philosophes célèbres , 359. — Elle a été aussi le berceau de presque toutes les sectes religieuses , 360» — L'association des illuminés est une conspiration , 36o.