‹ De l'utilisation de la chloropicrine dans les opérations de dératisation et désinsectisationChapitre 3 sur 22 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La lutte contre le rat et les ectoparasites a, au point de vue de la prophylaxie des maladies, une importance du même ordre que la désinfection.

Le rat, dont la présence est déjà désastreuse au point de vue économique, est, avant tout, le réservoir de virus de la peste.

- C’est la prophylaxie de la peste qui a nécessité la création d’une législation internationale de la lutte contre le rat ; nous rappellerons cependant le rôle de ce rongeur dans la propagation du typhus murin, de la spirochétose ictérigène, du sodoku, de la trichinose, voire même de la rage ; le campagnol, rat agricole, a été également incriminé dans la propagation de la suette miliaire.

Même si l’on ne peut toujours leur attribuer un rôle dans la propagation des maladies, nous sommes amené à rechercher la destruction des parasites, qui, soit par leurs piqûres douloureuses, soit par leur contact désagréable, ne permettent pas de bonnes conditions d'existence.

Ces parasites ne sont pas toujours des insectes ; ils peuvent être des arachnides ; maïs pour simplifier la terminologie, nous parlerons toujours de désinsectisation lorsqu'il s'agira de leur destruction.

HN GNES

Les gaz asphyxiants peuvent être aussi bien utilisés pour les opérations de dératisation que pour celles de : désinsectisation.

Il est parfois nécessaire que ces deux opérations soient simultanées ; des puces pestigènes, quittant les cadavres des rats, pourraient aller infecter l'homme.

Le plus souvent, les gaz ne peuvent être employés que dans des locaux étanches ; les terriers des rats peuvent être considérés comme possédant une certaine étanchéité.

Ces gaz doivent répondre à un certain nombre de conditions : présenter un minimum de danger pour les opérateurs et les occupants ultérieurs des locaux traités ; ne causer aucune dégradation ; n’amener aucune altération des substances qui DU leur être soumises.

Ils doivent pouvoir être produits et maniés facilement, être facilement éliminés des locaux traités ; enfin leur prix de revient ne doit pas être trop élevé.

Pour mettre à sa place la chloropicrine, que nous nous proposons d'étudier spécialement, nous allons passer en revue les principaux gaz actuellement employés à la dératisation et la désinsectisation.

Nous ne citerons que pour mémoire le phosgène, gaz de combat extrêmement toxique et dangereux à employer, ainsi que le gaz de Nocht et Giemsa, mélange de gaz carbonique et d'oxyde de carbone, bon raticide, mais désinsectisant médiocre, qui, incolore, inodore et persistant parfois sous forme de poches gazeuses, peut être dangereux lors de la réoccupation des locaux traités.

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