‹ De L'Utilisation Des Courants Diadynamiques En GynécologieChapitre 14 sur 23 · CONDUITE DU TRAITEMENT · texte numérisé non relu

CONDUITE DU TRAITEMENT

L'appareillage et les positions ayant été envisagés, il nous faut étudier encore le déroulement d’une séance, puis le nombre de séances, l'arrêt du traitement; enfin nous passerons en revue les divers incidents et les contre-indications à ce traitement.

L'appareil étant branché sur le secteur, les électrodes montées sur leur support et munies des éponges suffisamment imbibées, on vérifie que les manettes de réglage d'intensité sont bien au 0 et l’on prévient la malade des sensations qu'elle doit éprouver, car ce sont elles seules qui peuvent guider dans l'appréciation de l'intensité nécessaire. Nous envisagerons ces sensations plus loin, car elles sont différentes pour les deux variétés de courant.

Les électrodes sont alors appliquées comme il a été dit plus haut et maintenues avec une certaine pression contre la peau. Il est indispensable de vérifier que la partie métallique de l’électrode ne touche pas directement la peau, ce qui aurait pour conséquence de localiser le passage en ce point et de provoquer une brûlure. La peau doit être propre et à plat sous le plan de l'éponge humide.

On commence par l'application de diphasé fixe sur la chaîne sympathique lombaire. En augmentant progressivement l’intensité du courant, la malade ressent tout d’abord un effet de picotement, puis de vibration régulière non désagréable, enfin a l'impression d’un poids appuyé à l'endroit des électrodes. Cette impression tout d'abord supportable devient un peu douloureuse. Il convient de demander à la malade de prévenir lorsqu'elle ne pourra plus la supporter. À ce moment, on baisse l'intensité très légèrement, de façon à rester à un seuil suffisant. L’aiguille du milliampèremètre indique alors une intensité d’environ 15 à 20 mA. On se maintient à cette intensité pendant 2 minutes, puis l’on baisse progressivement jusqu’au 0. Les applications voisines sont identiques, le seuilsupportable cependant un peu plus faible.

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L'application antérieure de courant moduléen courte période est lésèrement plus désagréable pour la malade. En effet, la variété de courant se trouvant changée toutes les secondes, avec passage d'une fréquence 50 périodes/sec. à une fréquence 100 périodes/sec., une secousse est perçue à chaque modification de fréquence, c’est-à-dire toute les secondes. L’'intensité varie parallèlement et l’on peut voir l'aiguille du milliampèremètre varier régulièrement. Au total l'effet ressenti est une vibration plus forte, un massage régulier avec des paroxysmes douloureux toutes les secondes. Ici encore Ia douleur servira à apprécier le seuil où l’on doit cesser d'augmenter l'intensité.

Après une séance, les emplacements des électrodes sont rouges et peuvent le rester quelques heures après. Ce fait est normal et correspond à un léger érythème dû au passage du courant.

Le nombre de séances nécessaire est d'environ 6, à raison de 3 par semaine. Ce chiffre peut varier en plus ou en moins en tenant compte des éléments suivants :

— si aucun résultat n’est obtenu lors des quatre premières séances, il est inutile d’insister;

— si l'amélioration est progressivement croissante, on augmentera le nombre des séances jusqu’à l'obtention d’un bon résultat ; |

— d'une façon générale, il est bon, après disparition des douleurs par le traitement, de consolider en quelque sorte par deux séances à la suite de celle qui a abouti à ce résultat.

Les incidents en cours de traitement sont rares. Nous avons déjà dit que les brûlures seront évitées en vérifiant et surveillant la position des électrodes. Signalons, au cours du traitement des annexites, une augmentation légère de la leucorrhée que les malades notent assez fréquemment à la suite des premières séances. Par la suite, elle tend au contraire à diminuer. Lorsque la malade se plaint au cours du passage du courant de douleurs dans une jambe, à type de crampe, il suffit de déplacer légèrement la position des électrodes. Sur la paroi abdominale, il est fréquent et normal d'observer une contraction rythmée involontaire des muscles pariétaux. Cette gymnastique musculaire ne peut avoir qu’un effet salutaire et ne saurait faire cesser ou diminuer l'intensité. Nous avons observé une fois, comme on le verra dans la deuxième partie de cette thèse, une poussée douloureuse et fébrile après une séance. Il s'agissait d’une

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