CONCLUSIONS A TIRER DE CES OBSERVATIONS
Il est impossible de faire une étude statistique sur un nombre de cas aussi restreint et parce que nous n'avons pas pu suivre la majorité de ces malades avec un recul suffisant. Il nous semble cependant possible de tirer quelques conclusions en reprenant séparément les indications différentes qui nous ont amené à entreprendre ces traitements.
Notons, avant l'exposé de ces conclusions, que le total des observations qu’elles contiennent est supérieur au nombre des observations exposées ci-dessus. Ce fait est dû à ce que certaines malades ont été traitées simultanément pour deux indications différentes : annexite et dysménorrhée, annexite et syndrome douloureux intermenstruel, par exemple.
1° Annexites chroniques (26 cas)
C’est sous cette rubrique que se range la grande majorité de nos observations. Ces malades, qui représentent la plus grosse partie de la clientèle d'une consultation de gynécologie, sont des femmes qui souffrent d'une façon à peu près quotidienne, dont les douleurs, apparues à la suite d’une fausse couche, d’un accouchement, d’une salpingite, ou quelquefois sans cause apparente, sont accentuées par la fatigue, la marche ou la station debout prolongée, souvent aussi par les rapports, L'examen découvre presque toujours peu de choses, un eul-de-sac vaginal douloureux, un peu effacé, moins souple que du côté opposé ; la mobilisation utérine est parfois douloureuse. Par ailleurs, il existe presque constamment de la leucorrhée. Le traitement habituellement proposé à de telles malades, à savoir l'électrothérapie par courants de haute fréquence, diathermie ou ondes courtes, est, il faut le reconnaître, bien souvent décevant.