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LE COURANT DIPHASÉ FIXE

Il est formé de deux phases sinusoïdales de même signe, rigoureusement égales, mais en opposition.

Figuration de deux courants périodiques alternatifs en opposition de phase ; le trait plein représente une première phase, le pointillé représente une seconde phase dont l'amplitude indépendante de la première phase peut être variable, La suppression des alternances de même signe (par exemple celles situées au-dessous de l'axe des zéros) donne l'ondulatoire (non alterné) diphasé.

(Extrait de Bernard, P. D., La thérapie diadynamique).

Pour l'obtenir, on utilise deux circuits de courant alternatif en opposition de phase. On supprime alors les alternances de même signe des deux courants ainsi obtenus, ce qui donne un courant de direction constante dont la fréquence est le double

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de la fréquence de chacun des deux circuits alternatifs d’origine.

La fréquence de ce courant diphasé est de 100 périodes-seconde. Son intensité est réglable et varie entre 0 et 25 milliampères ; elle dépend de la dimension des électrodes, de la région d’application et de la sensibilité du patient. Elle sera réglée toujours d’après les sensations du sujet.

La {ension, que l’on règle pour obtenir l'intensité désirée, est très variable et dépend de la résistance des tissus au point d'application. Pour une résistance moyenne de 10.000 ohms, il faudra appliquer une tension de 10 volts pour obtenir une intensité de 1 milliampère, mais il faut également tenir compte du fait qu'après quelques secondes de passage du courant, la résistance tend à diminuer.

Pour prendre un exemple concret : deux électrodes étant appliquées sur la région lombaire, après 1 minute de passage du courant, on se maintient à une tension de 40 volts pour une intensité de 15 milliampères. Cet exemple est pris pour donner une idée approximative, mais rappelons que l'intensité est très variable, ainsi que son rapport avec la tension, suivant les électrodes choisies, leur point d'application, leur degré d'humidification.

Le courant diphasé fixe élève le seuil de sensibilité de la douleur ; c’est donc une action d'inhibition que l’on cherche à lui faire provoquer. Dans ses applications courantes, il trouve ses indications dans les algies spasmodiques.

L'effet éprouvé par le sujet lors du passage du courant sera étudié plus loin, à la suite de l’exposé de la technique d’application.

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