CONCLUSION
L'introduction en chimiothérapie du concept d’antagonisme compétitif, son application à l’inhibition de la croissance des bactéries pathogènes, ont permis le développement de la méthode d'investigation dite «nutritionnelle » dont le degré d'originalité peut être mesuré par la contribution qu’elle apporte à son tour à l’ensemble des sciences médico-biologiques.
La vitaminologie lui est redevable d’une classifica- tion basée sur le degré de spécificité des différents métabolites.
Indépendamment de la diminution des possibilités de synthèse des « métabolites essentiels », au fur et à mesure que l’on s'adresse à un organisme plus évolué, ou dont les caractères ont été progressivement modifiés par le parasitisme, il importe de distinguer, à l’intérieur d’une espèce déterminée, deux catégories de substances vitaminiques.
Les premières participent à des processus fondamentaux du métabolisme cellulaire et possèdent habituellement un haut degré de spécificité : ce sont des facteurs de croissance, d'entretien, ou des précurseurs biologiques de ces facteurs dont l'espèce animale envisagée ne peut effectuer la synthèse.
La seconde catégorie de substances dont le prototype est constitué par les groupes K ou P, intervient dans des processus où l’on serait tenté de rechercher un contrôle endocrinien plutôt que vitaminique.
La non-spécificité des facteurs K et P, l'extrêmé facilité du passage à l’anti-vitamine correspondant à l’une des vitamines K ou P, la nécessité de recourir à des tests relevant davantage de la physiologie que de la biochimie, les classent ‘en marge des substances vitaminiques.
L'interprétation en termes de biochimie nutritionnelle de certains phénomènes de synergie, a permis la démonstration expérimentale de la potentialisation du sulfathiazol par la pénicilline (Bigger). ,
La recherche d’effets de potentialisation est facilitée, en chimiothérapie expérimentale, par la détermination des seuils d'activité de mélanges. Les résultats obtenus sont ensuite comparés aux concentrations protectrices minimum des constituants de l’association.
Appliquée au système Pénicilline-Benzylamine,sulfamide, cette méthode nous autorise à formuler les conclusions suivantes :
Absence d’antagonisme entre les deux constituants de l’association.
Existence, in vitro, d’une synergie d'action de la Pénicilline et de la Benzylamine,4-sulfamide sur le Clostridium Welschii.
Dans la mesure où elle échappe au reproche d’empirisme adressé à des techniques plus subjectives, cette méthode permet donc de démontrer la réalité de certains phénomènes de synergie, confirmant ainsi l'observation clinique, ou plus fréquemment encore, lui ouvrant la voie.
GADGET HE Li