‹ De l'utilité des dérivations précordiales pour le diagnostic de l'infarctus du myocardeChapitre 19 sur 37 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

A... 64 ans. Employé en retraite (Chemin de fer).

Depuis longtemps (10 ans environ) ce malade se plaignait d’une légère gêne précordiale, sans caractère précis.

Début : Il y a 2 ans (28 décembre 1935). En rentrant chez lui, vers 6 heures du soir, après 500 mètres de marche, présente une douleur déchirante au bras gauche, de la région rétrosternale, puis de la région précordiale et ensuite le bras droit. Pas d’angoisse. Cette douleur a duré un quart d'heure environ; elle a cessé par le repos, quand rentré chez lui il s’est assis.

2 jours après, les mêmes symptômes réapparaissent avec les mêmes caractères.

Le 31 décembre 1935, à 8 heures du soir, étant au lit, présente une grande crise douloureuse avec les mêmes caractères, mais elle a été beaucoup plus intense et surtout a duré pendant 10 heures de suite, sans accalimie.

Le 1” janvier 1936, à 6 heures du matin, le calme est revenu.

Depuis cette grande crise, le malade présente de l’angor d'effort pour lequel il vient consulter.

À l’examen, on trouve seulement une tension A. de 20- 10 1/2, et des râles de congestion aux deux bases pulmonaires. Le reste de l'examen général est négatif.

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