‹ De L'Utilité Et De L'Emploi Des Rayons X En OphtalmologieChapitre 35 sur 58 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

(Fromaget, Bulletin de la Soc. de Ch. de Bordeaux, 1901.)

Le 11 janvier 1901, un jeune ho mme de 22 ans m'était adressé par mon excellent confrère, le docteur Robineaud, pour une plaie pénétrante de l’œil droit. ke

Un éclat d'acier avait sectionné la paupière inférieure droite ét traversé la coque oculaire en pleine région ciliaire, entre le

droit externe et le droit inférieur, faisant une plaie linéaire

nette d’avant en arrière, de cinq millimètres environ. La chambre antérieure était normale ; le cristallin aussi. Le vitré plein de sang était inéclairable, Pensant que lé corps étranger métallique était dans l'œil, et voulant en faire de suite l'extraction pour essayer de conserver l'organe, j’adressai le malade à M. le docteur Debedat qui fit une radiographie antero-postérieure de la tête, La radiographie de face ne donna aucun résultat, en raison de l'épaisseur des parois de la boîte crânienne et des nombreuses couches que rencontrent les rayons.

Cette épreuve radiographique, que vous pourrez voir, montre que le corps étranger siège près du rebord orbitaire et à peu près au milieu de l'orbite ; cela semblait donc confirmer notre diagnostic de corps étranger intra-oculaire.

Le lendemain matin avec l’aide de nos deux confrères de la polyclinique, je tentais l'extraction, avec un électro-aimant puissant, à travers la plaie scléroticale. Rien ne vint, Je fis des tentatives de plus. en plus hardies, pénétrant même en plein vitré : rien ne bougea. J'abandonnai donc l'œil à son sort, et trois jours après, des symptômes d’irido-choroïdite infectieuse déterminèrent le malade à accepter l’énucléation que je lui proposai. |

Celle-ci fut pratiquée le mardi 45 janvier. Immédiatement j'incisai l'œil pour voir la raison qui avait retenu le corps étranger.dJe n’en trouvai aucun ; mais l'examen de la sclérotique

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