PRISE SC
traire, il estimé que le bain froid est supérieur dans la fièvre typhoïde. |
Fraser () employait les bains tièdes dans la scarlatine, mais il ne donnait que de un à six bains dans les vingt-quatre heures. De même pour les bronchoprneumonies, Mackey, Rülliet et Barthy baignaient depuis longtemps, mais on n'osait pas baigner les malades plus de deux à trois fois dans les vingtquatre heures. | Dans le choléra infantile, c'était surtout les bains tièdes avec farine de moutarde qui étaient utilisés. Oh voit donc qu'il faut venir à ces dernières années pour utiliser le bain tiède d'une manière.systématique.
Technique de la balnéation tiède
La technique que nous avons employée est celle qui à été utilisée par MM. les professeurs Renaut et Lemoine. Un bain tiède de 34 à 37° de température est ordonné toutes les trois heures. L'enfant est laissé dix minutes dans le bain, une compresse d’eau fraîche maintenue sur la tête. Au bout de ce temps on le retire et on l’essuie rapidement dans une couverture chaude,
Un détail pratique qui a son importance est le suivant : les bains tièdes ont une action sédative si
(3) Fraser. The Pracktidioner, &. XXVIL, n° 1, p. 34.
Re NA
marquée sur les petits malades qu'ils dorment presque tout le temps. Il faut donc profiter du moment. où on les recouche et où ïls ne sont pas encore endormis pour leur faire prendre quelques aliments sous forme de lait, bouillons légers, ou quelque boisson diurétique sous forme d’infusion de diverses sortes. Si l’enfant refuse toute alimentation on peut utiliser pour quelques jours de petits lavements de 100 à 150 grammes de lait et qui sont, comme le démontre notre observation n° I], assez souvent gardés par les petits malades.
Une fois le traitément par les bains tièdes commencé, on l’a continué dans les observations que nous publions, jusqu'au moment où la température rectale ne dépassait plus 38°6 ou 38°8. Si la fièvre était au-dessous de ce niveau on attendait quelques heures et si le degré thermique remontait, le traitement était repris. C’est ainsi qu'il a fallu 80 bains pour guérir notre diphtérie associée, 35 dans un cas de broncho-pneumonie et 38 dans une grippe typhoïde.
Sauf peut-être en ce qui concerne les entérites fébriles, le traitement par la balnéation tiède né diminue donc nullement la durée de la maladie. Notre diphtérie associée a guéri en dix-sept jours. La broncho-pneumonie, la grippe typhoïde et la grippe infectieuse à forme convulsive ont fait leur évolution dans le temps à peu près normal. Toutefois si la longueur de la maladie est la même, au moins les accidents graves sont-ils conjurés.
Il est certain qu’il est difficile de spécifier de prime
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se trouverait pas aussi bien du traitement que nous préconisons que la broncho-pneumonie primitive ou consécutive à la grippe.
La fièvre typhoïide même, qui est considérée comme le triomphe du bain froid, pourrait être traitéé par les bains tièdes. Il sera toujours temps si l’état général resté mauvais et si la fièvre se maintient à un degré élevé d’abaisser le degré thermique
à 32, 90, 28 et 25°. Dans une épidémie de fièvre:
typhoïde qui a régné dans la région, le D' Fiessinger et ses confrères de Saint-Claude n'ont pas hésité à administrer même aux adultes des bains à des températures supérieures à + 25°. Depuis que lon sait que l'eau froide agit encore autrement qu’en
abaissant la température, on a quelque tendance à.
ne plus baigner les malades dans de l’eau dont le degré est aussi bas. Une eau trop froide, de 15 à 18° par exempie, impressionné toujours péniblement un malade. Autant lui éviter l'appréhension que lui vaut sa plongée dans le bain puisqu’une eau moins froide peut amener des effets aussi favorables.
Ces renseignements historiques et ces quelques notions thecniques données, on nous permettra à notre tour d'apporter. notre tribut à l'étude de fa balnéation tiède; nous publions les observations inédites suivantes.
Par nos observations on se rend compte de linfluence manifeste et efficace des bains tièdes dans les affections diverses dont venons de parler. D'accidents dus à la balnéation tiède il n'y en, à- pas, Jules
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