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sidérables; les prix moyens aux bourgs et chefs-lieux de cautonsde quelque iniporUnce, el les plus faibles aux commnoes rurales. — Ces fixations n'ayant pour objet que la répartition entre les arrondissemens et les communes dans rintérieur de chaque département, ne sont pas toujours proportionnelles de département à déparlement.
(i) Nous sommes redevables de ce doi'um^'iit à Tobligeance dç M> Jourdan ^
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PREMIÂBE PARTIE. LIVRE t. CHAP. II.
Le prix de la journée des terrassiers , payé par radministralion des ponts- et-chaussées, en France , peut être considérée comme le minimum du salaire que peut gagner un tra vailleur valide dans ce pays; car , c'çst le labeur le plus facile et le plus ^mple. Ce prix varie suivant les saisons , suivant les localités. Il ne tombe jamais au-dessotis de 75 c. en hiver, dans les départemens où la main d'œuvre est le rooiosbien rémunérée ; il ne s'élève jamais à plus de 1 franc et 50 centimes en été y. dans les départemens où la main-d'ceuvre est le mieux rétribuée. Lorsque des femmes et des enfans sont eoiployiés à ces travaux, ifs ne reçoivent que les deux tiers ou la moitié da mèvàe salaire. *
La dépense des détenus renfermés dans les prisons ne saurait sans doute être assimilée au type normal qui nous occupe, et qui est tiré de. la dépense nécessaire au travailleur indépendant le moins aisé ; mais elle peut offrir le minimum de ce qui est nécessaire à Tadulte valide. Elle est donc audessous de la limite que nous adoptons pour le commence- ' ment de Tindigence.. Elle exprime un degré de privation assez rigoureux pour devenir une peine , sans cependant altérer les forces qu'exige le travail. Aujourd'hui , cette dépense est évaluée, en Franœ , à environ 57 centimes par jour (i). Tel est du moins le prix moyen payé aux entrepreneurs de nos maisons centrales pour la nourriture , l'habillement , le chauffage, le blanchissage, l'éclairage. Cependant, comme on abandonne aux entrepreneurs le tiers du produit journalier du travail de chaque détenu , évalué >à 7 centimes , la journéç du détenu représente réellement une dépense de 6/i centimes.
L'illusli*e baron de Voghi, le Nestor des phiiantropes euro- <
maître des requêtes, directeur de raduiiiiistratiou des contributions directes envers qui nou& aimons à exprimer ici'ootre t;ratitude.
(1) Compte-rendu en 1836, par le miBÎsti^ de l'intérieur , des dépenses de 4*exercice de \^Zh.
QinSLQUBS ÉVALUATIONS DB |.'lADIGEnC£. ki
péens, a résumé dans une formule simpl'e, le résultat des observations qu'il arecueillies pendant vingt ans à la fin du siècle dernier en diverses contrées de TEurope, sur les consommations de première nécessité. Il pense que la valeur de k livres de pain de froment ou 6 livres de pain de seigle représente la somme nécessaire à Tentretien journalier d'un pauvre pour tous ses besoins dans les latitudes entr^ le Ub et le 55* degré. Cette formule a l'avantage d^éliminer les incertitudes qui s'attachent toujours dans les évaluations à prix d'argent. Elle donnerait en oe moment à Paris 60 cent, par jour pour un adulte; elle donnerait en France, terme moyen, 65 centimes par jour dans les villes , et 56 dans les campagnesr
Ces formules s'appliquent aux hommes adultes f on est àpeu-près d'accord que la dépense de la femme répond aux d'eux tiers, et celle de chaque enfant (terme moyen) à la moitié $ en sorte que, pour avoir la dépense totale d'une famille de cinq personnes, il faudrait multiplier par 3 li6, ce qui donne 7 livres de pain de froment, oii 10 Ifâ livres de pain de seigle.
Les commissaires royaux, chargés en Angleterre de la dernière enquête sur les pauvres, ont recueilli dans les diverses parties du monde quelques documens sup les salaires^ des travailleurs,-dont le rapprochement peut offrir fin ii^térét d'autant plus sensible qu'il met en regard du taux des salaires la nature et la quantité des consommations alimentaires efae le travailleur se procure au prix de ses sueurs. Nous en avons extrait le tableau suivant :