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8 on 9
24 eu 25
18' 12 on 15
19 ou 20 10 ^
20 on M
11 ou 12
Ua admipistpateur ausû distingué par ses vertus que par son expérience, qui s'est occupé avec un 2èle admirable de la
F&AirCK.
destinée du pauvre , et dont nous nous plaisons à citer le» travaux (i)^ a essayé p^r^i^i^ recherches personnelles et par sa correspondance avec les préfets ses collègues , d'obtenir il y a quelques années une évaluation approximative du nombre des indigensdans les divers départemens (fu royaume. Les renseignemens qu^il a rassemblés ne donnent point la décomposition des diverses classes d'indigens. Du reste, dans leurs sonyn^s t^t^les, ils frappent également par left<;ontrastes. Tandis que 29 départemens compteraient, d'après ces relevés, au moins un indigent sur 6 à 20 habitans , savoir :
notai
Is«r6
Oitf.
isuriB
Pas-de^lais.
Orne.
Rhône.
Tarn-et-Garonne.
Aima.
Debx^Sèvres.
Seine*
Sarthe.
Somme.
Ain.
Boi^cfaes^a-AliDne.
Haute«Garonne.
Finistère.
Ardennes.
Côtes-du*ITor4
Gard.
me«t.yikàie.
Gironde.
Loiret
Landes.
Seiae-Tnfërieure.
loû'e.
MayoDaia
Hante-Loire.
Loire-Inférieure.
Seine-et-Oiae,
Morbilian,
38 n'en compteraient qu'un sur 21 à 30 habitans, savoir :
dlTados.
Loir-et-Cher.
Allier.
llaine-el-Loive.
Vendée.
Eure-et-Loir.
Pyrémêes (Tfante»-).
Tonne.
Puy-de-Dôme.
SmK»fitrUsrm^
ATeyron«
Gôte-d'Or^
E«re.
Alpes (Basse»'),
Drôme.
Pyrénées (Basges-).
Cantal.
Isère. ^
Alpes ÇEIaiites-).
Charente.
Marne.
Arrive.
Charente-Inférieure.
Meurthe.
Ardèkfhe,
Dtfuba.
Meuse.
Anbe.
Manche.
Moselle.
Héraok.
Saône-et-Loire.
Pyrénées-Orientalesw
Gel».
Aude*
tam.
Lot.
Lot-et-Ga
ronne.
Enfin 19 n'en compteraient qu'un sur 31 à 58 habitans , savoir : "
(1) M. k vicomte Alba» de YilleÉeave de Bargemont , ancien préfet , dan»
Ijl2 PRE]
HIÉRE PARTIE.
MVBE I. CUAP. IV.
Dordogne.
I8ur31
VauduM.
lSur37
Marne (Haute-).
Var.
Indre.
• B4i«iu(Haut*}.
Jura.
' Lozère.
Nièvre.
Rhin (Bas-).
Saôge(Ham^J^ ^
Corse.
Vienne (baute-).
Cher.
Indre-et-Xoire,
Gorrèze.
Vienne.
Creuse. ^
Vosg^.
Si ces relevés étaient exacts il faudrait^«a(lnietfre*cnill y a 8 fois plus dindigens, dans le nord de la France, que dans une partie du centre et de Test, (i)
D'après le même auteur, le nombre moyen des mendians , comparé à la population offrirait, pour les départemens les plus souffrons, un rapport d'un sur 90 habitans, et dans quelques-uns même, comme dans Ille-et-Yilaine, le Finistère, les Côtes-du- Nord , le Nord, Tam*-et*Gàronne , irait jusqu'à 1 sur 36, 37 , 56 et 60 habitans ;
Tandis que , dans les départemens les plus favorisés , le rapport moyen ne serait plus que de 1 sur 386 , et même dans quelque départemens, il ne s'élèverait qu'à 1 sur ^06, 509, 510, 601 , 67i5, comme dans les Yosgés , le Haut et le Bas-Rhin , le Calvados et la Seine ;
La moyenne sur la France entière serait d'un mendiantsur 166 habitans , et sur i indîgens.
Mais la vie ^rrante des mendians, la diversité des mesures de police prises à leur égard dans les différentes localités, l'appât que d'autres lieux leur offrent, influent tellement sur ces proportions , qu'eii les supposant exactes , on en ti^ rerait difficilement des résultats propres à éclairer sur la masse respective de la misère.
Mais, nous devons l'avouer, autant nous avons de can-
son Economie politique chrétienne. Gel homme de bien avait eu, dans le temps Textréme bouté de nous communiquer «t manuscrit les renseignemens qu*il a publié depuis. .,
(1) Economie politique dirétienne, t. II, p. 15.
VBANCE.
fiance aux docuuiens que l'auteur a recueillis par lui-même dans les départemens qu'il a si sagement admiuistrés j autant nous avons de crainte que les renseiguemens qui ont pu lui être adressés par d'autres administrateurs n'aient pas la même certitude ; car aucun dénoiabrement officiel n'avait été opéré à cette époque ; l'opération eût été longue et difficile^ on n'a donc pu comiftuniquer que des évaluations assez vagues, et plus d'une fois^ nous avons eu lieu de nous coq vaincre qu'elles n'avaieqt pas toute l'exactitude désirable. D'ailleu)*s, dix années au moins se sont écoulées depuis cette époque, et la situation dé la France a beaucoup changé dans l'intervalle.
A défaut de renseignemens authentiques et complets, nou^ avons cherché à obtenir par d'autres voies quelques approximations, qui nous ont paru de nature 6 jeter quelque lumière sur le sujet qui nous occupe. Nous les avons puisées dans les documens Matistiques publiés depuis peu par le Gouvernement, et nous le«$ avons rapprochées dans le tableau (}ui suit.
Nous avons d'aéord présenté en regâi*d de la population de chaque département, lé nombre dMndigens assistés^en iSâô, s(Ht dan&les hôpitaux , soit à domicile par les bureaux debien-j faisance. Nous^- avons ensuite comparé à la population* le nombre àes côtes pour la contribution personnelle et mobiliêlrë ; cap, on sait que les indigens sont exemptés de cette contribuVbn sur les états dressés par les conseils municipaux j. on' est dona fondé-à présumer que le nombre proportionnel des indigie^9est d'autant plus considérable, qoe celui des cotes de contribution est. pliis( faible.-
IIÙ PKEaiÈRB PABTIG. LIVRE I. CHA