‹ De la bienfaisance publique; (volume 3)Chapitre 39 sur 90 · US · texte numérisé non relu

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Cepeuflant, ces approximations, les seules que nous ayons pu obtenir, sont affectées elles-mêmes, nous nous biktoos de l'avouer, d'une imperrection sensible. D'abord, il éV un nombre très considérable de communes où il n'existe pas encore de bureaux de bienfaisance, on jU"* conséquent il n'y a ni secours à domicile régulièrement distribués, ni listes de pawres. Le; bureaux de bienfaisance existans n'ont d'ailleurs aucune règle tixe et commune pour dresser leurs dénombremeos. De plus, le rapport du nombre des cotes de la codtiibution personnelle et mobilière j dépend aussi dn nombre d'enfans en bas âge ; de sorte qu'il y. a moins de cules dans les départem'ens où les familles chargées d'enfans sont plus nombreuses.

116 FHEMliRB VARTIE. LITRE I. CHAP. IV.

S 2, Pari», t

Le déBQmbreinentdes indiens de la capîtale^de la France offre, si nous ne nous trompons , sous la {orme qu'il a reçue aujourd'hui , le modèle des relevés les plus positifs par les soins qui ont présidé à sa formation , et les plus inçtruciifs par la classsification qnv raccompagne.

Aucun exemple n'a fourni une, expérience plus< propre à éclairer sur la réserve avec laquelle il faut adopter lés évaluations relatives au nombre des indigeus , que celui dont la capitale de la France a offert le si^et depuis environ Vk ansr. Il mérite à ce titre une mention spéciale dansfbistoire de la pauvreté. *

En 1791 , époque à laquelle il n'existait encore aucune règle QQur l'admission aux secours publics « 118,784 individus participaient dans leurs- domiciles, à ces secours ; et à cette époque la population de la capitale u'était calculée qu'à raison de 500 mille babitans.

£n iâ02 , le nombre des indiytdu& assi&lés à domicile par la charité publique était encore de 111,626, sur uW popula- Uqu de 550 mille habitans.

L'administration des secours publics reçut alors une direclioli centrale , par la création du Conseil Général des Hospices; et bieutàt après, en 1804, le nombre des individus assistés n'était plus oue de 86,936.

En 1813, ce nombre était remonté à 101,805 indjgens, sur une population de 680 mille habitans.

Mais , en 1817, la nouvelle organisation des secours à domicije , établie par l'ordonnance royale du 2 juillet 1816 , fixa des règles précises pour l'admission des indigens aux secours publics , et des formes qui servissent de garanties à l'exécution de ces règles. Un recensement général dè$ indigens dut être exécuté en conséquence de ces presçriptiiuis

PAEIS. 117

Qouvellefi. Le nombre des indigos inscrits en suite k)e ce recensement se réduisit à 5^,571, sur une population d'environ 800 mille babitans. (1)

Depuis cette époque , les recensemens périodiques ont toujours amené des réductions sensibles sur le nombre des indigenSy tel qu'il était indiqué par les inscriptions aux secours publics, en faisant reconnaître soit des erreurs occasionées par les doubles emplois et les départs ; soit des admissions accordées en contravention aux réglemens.

Le rapport du nombre des indigens à la population a subi de la sorte une réduction progressive depuis 1 sur 4, 21/100% jusqu'à 1 sur 14 , 66/100% c'est-à-dire qu'elle a diminué de près des 3/4.

La science est redevable aux vérifications ainsi opérées dans la capitale , par l'administration des secours publics , du modèle de classification, dans les états de pauvres, le plus complet et le plus Judicieux que nous possédions jusqu'à ce jour. Ces étals distinguent les personnes et les ménages , le sexe, rétat civil, l'âge des indigens, le nombre des enfans , les ^ professions; ils indiquent le prix des loyers et les circonstan- ' ces donnant lieu aux secours exceptionnels.

Le tableau ci-amnexé présente les résultats comparés des trois derniers recensemens, à trois époques différentes.

Aux pauvres assistés à domicile, il conviendrait à quelques

égards de Joindre ceux qui sont reçus dans les bOpitaux et les hospices.

. Les malades traités dans les bidpitaax aux mêmes époqms^ ont été au nombre de .

& 1820 5S,iSS

«« 1882 1 S^l*!î~** ^«li«^- • OMM { ^2,832 I Hôpitaux temporaires. 2,740 |

En 1836 70,452

Le nombre de lits occupés, tant dans les hôpitaux que dans

>}) Voyez les comptes-rendus, publiés annuellement par radministration àt$ Wpiees de Paris.

118 PREMIÈRE PARTIE. LIVRE I. CHAP. lY.

les hospices, a été , terme moyen , pendant tes trois mêmes années^ savoir : •

Dans les hôpitaux et hospices :

Aliénés : . . . . . . .

Iniirgiies :.......

Incurables :

Yieillards:

Enfans trouvés : . . . .

Orphelins tant à Thospice qu'au dehors :

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