‹ De la bienfaisance publique; (volume 4)Chapitre 9 sur 84 · SEC05BE PARTIE. LIVRE I. CHA1»< II · texte numérisé non relu

SEC05BE PARTIE. LIVRE I. CHA1»< II

Plusieurs de nos grandes villes , Strasbourg , Lyon , Bor-* deaux , Nantes , Toulouse, Rouen , Arras, Versailles, Angou* léme, Brest, Nîmes, Angers, éclairées pîlv cet exempte, participèrent, en Quelques années, au même bienfait. Uimpulsion y fut donnée quelquefois par une personne charitable et zélée; quelquefois par des réunions spontanément formées; on vit de simples particuliers fonder à leurs frais des salles d'asile dignes de servir de modèles. Les autorités municipales applaudirent à ces créations,, quelquefois s'y associèrent. -Le clergé en plusieurs lieux les seconda avec un zèle empressé* On .vit à Bordeaux, sous les auspices d'un prélat vénéré, et par les soins d'un ecclésiastique infatigable pour les bonnes œuvres , douze salles d'asile s'ouvrir comme par enchantement (1). En 1834, cependant, il n'existait encore que 102 établissemens de ce genre, répartis entre 34 départemens. Mais l'opinion publique s'instruisait à les apprécier. Le suffrage des gens de bien leur était acquis; l'expérience des fruits qu'ils produisaient déjà , la vue seule du spectacle qu'ils offraient à l'observateur, leur obtint des suffrages unaniknes. Le gou*

C'était environ 20 francs par enfant et par an , ou un demi-centime par jour.

En 1836, le nombre de ces établissemens fut porté à 10; en 1836 à !^4.

Hn mars 1837* on compte, savoir :

A Paris , • 21 salles d'asile conten. 3}565 enf.

Dans Tes arrond. deSt-De^is et de Sceaux , 6 salles d*asile conten. 440 enf.

Total. . . 27 . Total. . . 4,005

(1) M. l'abbé Dupuch , chanoine ordinaire , sous les auspices de M. de Cbeverus, si justement regretté par les amis du bien comme par les malheureux, et dont la mémoite sera toujours bénie partout où son influence a pu se fiiire sentir.

Nous nous faisons en même temps un devoir de rappeler que le premier exemple a été donné à Bordeaux, par la création delà salle d'asile-modèle éta-* blie rue Luckner. Elle a été fondée, 6n 1833, par une société de souscripteurs, avec le concours de dames charitables, et l'appui de l'autorité municipale. Dès l'origine, elle a réuni près de 100 enlans , et a satis&it à toutes les coiu ditions que lui imposait son titre.

OEIGIICB BB8 8A1LBS D^SILB. 27

Yernement en comprit rimportance : c'était à une époque où sa sollicitude se portait avtfc une louable ardeur sur le développement de l'instruction primaire en France $ il pensa que cette institution devait se rattacher par son régime au système entier des écoles prilnaires^ puisqu'elle en était le pré- , lude. Les salles d'asile formaient trois catégories distinctes : quelques-unes étaient de simples établissemens privés; d'autres étaient des établissemens publics ; le plus grand nombre^ d'une nature mixte» participant à-la-fois de ces deux conditions. Elles appartenaient aussi tout ensemble et aux établissemens de charité par leur origine, et aux établissemens d'instructibn par leur but. En 1837, elles, furent placées par le ministre sous l'application des lois et des réglemens qui. régissent ceux-ci, et , bientôt après, une ordonnance royale régla le système entier de cette institution , détermina son objet précis, son caractère, ses limites, la distinction des salles d'asile publiques ou privées, le mode de direction, les . attribution;^ des autorités pré£Os^ à leur administration .ou à l^nr surveillance. II a été sagement établi que toute salle d'asile aura une femme pour directrice ou surveillante, quoique l'adjonction d'un directeur ou surveillant soit autorisée en certains cas; que l'examen des sujets qui se présenteront pour^ exercer ces fonctions sera confié à des commissions formées de mères de famillej,que des dames inspectrices seront chargées de la visite habituelle et de l'inspection journalière des ^ salles d'asile. Du reste, les salles d'asile ont été soumises aux ( réglemens généraux relatifs à l'organisation de rinstructîon \ primaire^ et à la suryeillance>4es fonctionnaire^, institués par ; les lois pour les écoles élémentaires, (i) /

(1) Toir rofdomuiiice royale du 22 décembre 1837. Les quatre premiers arlides définissent comme il suit les salles d'asile :"

Jrticle 1".

« Les salles d*asil«9 ou écoles du premier âge, sont des étaMiasomens chari- « taUes, où les en&ns'des deux sexes peuTent être admis jusqu'à Tâge de six

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