‹ De la bienfaisance publiqueChapitre 212 sur 450 · DES COLONIES AGRICOLES · texte numérisé non relu

DES COLONIES AGRICOLES

lanles où les colonies agricoles se trouvent dotées de tous les perfcctionnemens conçus par les maîtres de l’art; où rien ne manque, depuis les plantations d’arbres exotiques* jusqu’aux ru-, chcs aux abeilles, à l’éducation des vers à soie. M. Deby [1] avait conçu une idée plus prudente. 11 séparait les deux buts que d’autres après lui ont paru confondre. Il conseillait de former d’abord des instituts agricoles, théâtres pour les expériences, écoles pour l’instruction, pépinières de sujets industrieux, sources de lumières pour le perfectionnement de l’agriculture; il s’appuyait ensuite sur ces instituts, pour la formation des colonies agricoles de bienfaisance ; il demandait aux premières, des guides pour les secondes. Itoville, Grignon, ne sont pas exploités par des indigens sortis de l’hospice , et ne voient point des mendiansse ranger parmi leurs élèves. Laissons donc les fermes modèles s’ériger avec des ouvriers d’élite ; laissons-Ies répandre l’enseignement pour les sujets capables d’en propager les bonnes méthodes. Il sera temps ensuite de leur demander des chefs habiles pour diriger nos colonies de misérables.

De graves difficultés d’exécution se présentent ensuite à l’esprit.

DifTérens calculs ont été établis, pour évaluer en maximum les avances nécessaires à l’établissement d’une famille de colons. Ils en portent le montant à 2400, 2900 ou 3570 fr. [2]. Ainsi,

1835. — [2] Voici ces calculs suivant les localités :

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