TROISIÈME PARTIE. LIVRE III. CIIAP. II
période, *222,7515 malades ont été traités à domicile, ce qui donne lieu de penser que les cas les plus graves ont seuls été traités dans les hôpitaux.
Maintenant, suivant le même auteur, la mortalité ne serait que de 1 sur 9.
A Moscou, la mortalité ne parait être que' d’environ 1 sur 18.
Le compte-rendu des hôpitaux de Pologne, pour 1835 a offert des contrastes remarquables:
Hôpitaux. Maladies. Admiss. Mortalité.
1 Lazare
( vénér.)
sur 100
,, . ) Israélite. . . .
Varsovie < -
ou 1
sur
J Evangélique. . .
sur 10
r Sœurs deS.-Mart.
sur
Kielce
sur
Saint-Chrétien à Kalisz. . .
sur
Wielun. . . .
sur
Radom. . . .
sur
F rères de la Charité à Lublin .
sur
Sœurs id.
id.
sur
Israélites id.
id.
sur
Szezebnezyn.
sur
Plock
sur
Pultusk. . . .
sur
WJoclawek. . .
sur
D’après des relevés qui s’étendent de 1779 à 1824, l’hôpital de Ylsle , à Berne, n’a subi, terme moyen, qu’une mortalité de 1 sur 15 1/2.
Celle de l’hôpital de Genève était, en 1829, pour les hommes de 1 sur 9; pour les femmes, de plus de 1 sur 5.
Les hôpitaux de Rome, en dix années, ont offert les résultats suivans :
Entrés. Décès. Rapport.
Saint-Esprit 119,037 8,415 1 sur 14
Saint-Sauveur (femmes). . 25,280 2,426 1 sur 11
Saint-Jacques (maladies de haute chirurgie). . . . 16,257 1,880 1 sur 9
Ste-Marie de la Consolation (petite chirurgie ). . . 8,261 453 1 sur 18
Fate ben fratelli (hommes). 10,645 642 1 sur 16
Saint-Gallicano (maladies de la peau) 3,490 230 1 sur 15
tal de Santa-Maria-Nuova , à Florence, il en est sorti guéris 3940 ; 748 sont morts , c’est un peu moins d’un sur 14.
La perte subie par l’institut de clinique, dans la même ville, en quatre années, del821 à 1824, n’a été que de 4 1/2 pour cent; pendant qu’elle était de 6 pour 100 à Parme, de 7 3/4 pour 100 à Bologne.
En 12 années, jusques et y compris 1823, la moyenne de la mortalité, dans l’hôpital Saint- Jean-Baptiste, à Turin, a été, pour les hommes, de 1 sur 14 1/2; pour les femmes, del sur 11.
On évalue à 18,000 le nombre des malades qui entrent annuellement au grand hôpital de Milan ; à 1200, le nombre des lits qui y sont habituellement occupés; à 2000, celui des lits disponibles, et la mortalité à 12 sur 100, ou 1 sur 8.
La mortalité de l’Hôlel-Dieu de Paris, qui, à l’époque où Tenon écrivait, offrait un si affligeant tableau, s’est progressivement affaiblie pendant le cours d’un demi-siècle. Elle était cependant encore de 1 sur 7 en 1801 , de 1 sur 6 , en 1802 [2].
De 1804 à 1814, en dix ans, il était entré, dans cet hôpital 102,429 malades, et la mortalité moyenne y avait été de 1 sur 4 98/100.
Pendant le même période de temps, la durée moyenne du séjour dans tous les hôpitaux de Paris avait été, savoir :
Adultes.
Hommes , de un mois 6 jours et 40/100
Femmes, un mois 12 50/100
„ { Garçons, un mois 17 51/100
Enfans. !.. '
1 Filles, un mois 17
Sans distinction , un mois 10
La mortalité, pendant les mômes dix années , calculée pour tous Ses hôpitaux de la capitale , avait été, savoir :
Adultes.
( Hommes 1 sur 7 et 72/100
* Femmes 1 sur 6 97/100
„ „ i Garçons 1 sur 7 22/100
Enfans. ] .
' Filles 1 sur 7 2/100
Sans distinction 1 sur 7 55/100
Sur 5397 malades admis en 1823 dans l’hôpi- L’année 1837 a donné les résultats suivans :
[1] Documens administratifs communiqués à l’auteur, raison des personnes réellement malades.— Du 1er jan-
[2] En donnant pour reconnu qu’elle était alors de 1 Vier 1761 au 31 décembre 1789, il est entré à l’Hôtelsur 4 1/2, Tenon fait remarquer qu’elle s’élevait encore Dieu 689,492 personnes. On y a compté à-la-fois jusqu'à beaucoup plus haut , si l’on ne calculait les morts qu’à 3900 malades (en 1752).