OBSERVATION XXI
URÉTHRITE AIGUE A GONOCOQUES. (Personnelle)
En mai 1892, M. C. B., étudiant aux Beaux-
Arts, 24 ans, en est à sa sixième chaudepisse. Ne se rappelle plus au juste les traitements, mais se souvient avoir pris de l’opiat qui lui causait des douleurs de reins, et un tas de machines qui ne lui faisaient pas grand chose.
Me consulte chez moi, amené par un ami.
Coule depuis un mois, mais beaucoup moins depuis quelques jours, il y a encore de la douleur, et le canal de l’urèthre est encore dur sous le doigt. Attend des parents et voudrait couper l'écoulement. N’a pris que des tisanes et du vin.
Ne pouvant venir que le soir, je lui fais un lavage par jour. L’écoulement reste purulent et renferme des gonocoques pendant trois jours.
Me défiant d’un pareil début je fais une série de vingt-deux lavages.
Le 27 juin, je fais la réaction complète. Pas de gonocoques. Le malade est parti dans sa famille et y est resté deux mois, pendant lesquels il s’est lavé le gland tous les jours avec une solution de sublimé à 1/4 000.
Revu la’ dernière fois, en juillet 1893, avait des filaments ne renfermant que des cellules épithéliales, me dit apercevoir quelquelois, une légère goutte
laiteuse en pressant le canal.