‹ De La Blennorrhagie et de Son TraitementChapitre 44 sur 49 · OBSERVATION XXVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXVI

URÉTHRITE SUBAIGUE À GONOCOQUES

En janvier 1893, je traite chez moi, M. F. M. pour un écoulement de cinq semaines.

Dix lavages au permanganate, précédés d’un lavage au sublimé.

Réaction. — En février. Rien.

Revu, janvier 1894. — Toujours bien.

A côté de ces cas heureux, qui sont la règle, je cite deux échecs, parce qu’ils sont intéressants et

instructifs. Je terminerai là mes observations, ne voulant pas publier celles que je n’ai pas pu com-

pléter, après un certain temps d’observations, et qui

d’ailleurs ne présentent aucun intérêt par la banalité

avec laquelle elles se présentent.

OBSERVATION XX VII. (Personnelle)

En mai 1893. — Un ami, étudiant en médecine, vint me trouver le soir avec un écoulement datant de deux jours, disait-1l, et déjà très purulent, et à gonocoques très nombreux. Je commence les lavages le soir même à 1/4 000, et le malade très nerveux, croit ne pouvoir le supporter.

Lendemain, 5 mai, 8 h. 1 lav. 1/3 000, le soir 10 h. 1/4 000.

Lendemain, 6 mai, 8h., 1 lav. 1/3 000, le soir 10 h. 1/4 000.

L’écoulement est séreux, et je l’examine rapidement sans trouver de 2onocoques.

Le malade reste deux jours sans revenir, et revient avec un écoulement très abondant. Veut à tout prix continuer les lavages, et je les fais pendant quelques jours avec la plus grande difficulté sans dépasser 1,3 000. L’écoulement reste toujours purulent, en partie. Le malade sur mes conseils, cesse les lavages et se met aux antiphlogistiques, a une blennorrhagie

qui dure trois mois à l’état aigu, et qu’il ne parvient

à guérir, que le cinquième mois, et par les lavages.

Je crois qu’ici, l'interruption du traitement la première fois, a donné un coup de fouet à la maladie, qui d’ailleurs par son début brusque pouvait faire craindre dès l’abord une vive inflammation. Et j’aurais maintenant un cas pareil, je ne cesserais pas les lavages, après les avoir faits pendant dix jours en période aigue. En modifiant le doses, et en faisant prendre au

malade quelques capsules de santal, on arriverait je crois, à la guérison. Et, en tous cas, le traitement,

même très long, vaudrait mieux que les dangers

d’une blennorrhagie suraigüe.

OBSERVATION3X X VIH.

M. C. P., étudiant pharmacien, vient me demander un traitement par les lavages pour un écoulement de

trois semaines présentant tous les caractères de la période subaïigüe. Il en est à sa seconde chaudepisse.

Je commence les lavages, et dès la deuxième l’écoulement est réduit au suintement séreux que l’on doit rechercher. Le canal est presque normal, je fais un lavage à 1/2 000, et le lendemain le malade coule Jaune, avec des gonocoques. Second lavage à 1/2 000.

Le malade coule abondamment, je baisse la dose,

Re Eee Pécoulememt continue. Le malade m’apprend alors qu’au moment des lavages il prenait du santal depuis huit jours, et qu’il avait cessé le troisième jour du traitement.

Je continue quand même le traitement pendant quinze jours.

Trois jours après le dernier le malade recoulait abondamment et je dus le mettre aux antiphlogis-

tiques.

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