‹ De la Bourse Sérieuse: Rétro-Olécranienne Sous-Cutanée et de ses MaladiesChapitre 16 sur 97 · Gouzer. Th. Paris, 1884-85, p · texte numérisé non relu

Gouzer. Th. Paris, 1884-85, p

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permis d'examiner des lambeaux dilacérés de la membrane interne étalée à plat » (Gouzer. Th. Paris, p. 16). Il a vu, le cette façon, l’épithélium interne, se présentant sous aspect d’un réticulum imprégné, dont chaque maille correspond à une cellule épithéliale. Ces cellules irrégulièrement polygonales, aussi larges que longues sont assez semblabies à celle du péritoine. Les bords soudés sont représentés par un trait noir, légèrement flexueux. La lame épithéliale est continue ct s'étend sur loute la face interne de la membrane étalée. « L'épithélium, conclut Gouzer, est donc un pavé interne de la paroi séreuse, et non le rapprochement des qaînes endothéliales des faisceaux conjonctifs. »

Nous avons répété celte intéressante expérience sur six bourses rétro-olécrâniennes d'adultes, dont l’une examinée douze heures après la mort du sujet.

Soit inexpérience de notre part, soit que les conditions où nous nous sommes placés n'aient pas été identiques, il nous a été absolument impossible d’apercevoir celte membrane épilhéliale, continue, ininterrompue, revêlant l'intérieur de la bourse.

Peut-être, notre examen s'est-il porlé sur des bourses séreuses des sujels morts depuis un temps trop long. Gouzer fait, en effet, remarquer que ce revêtement ëpithélial tombe rapidement.

Les bourses séreuses rétro-olécrâniennes offrent des variétés nombreuses dans la constilulion de leurs parois, selon l’âge, le sexe, la profession, les habitudes du suje!, selon les maladies qui ont pu se porter sur ces bourses

séreusee.

or

Ces parois sont parfois constituées par une simple lamelle conjonctive; parfois elles sont denses, à demi élastiques, parfois elles constituent une coque fibreuse.

Une bourse séreuse rétro-olécrânienne saine, prise sur un adulte, ne présentant aucune frange, aucune prolifération

à l’intérieur est constituée de la façon suivante :

La zône la plus externe est formée d’innombrables faisceaux conjonctifs, enchevêtrés, analogues à ceux du tissu cellulaire lâche. Elle n’a pas de limite du côté externe, les faisceaux conjonctifs se continuant avec la peau, le

périoste, l'aponévrose, le tissu cellulaire environnant.

Le plus grand nombre de ces faisceaux conjonctifs sont perpendiculaires à la surface de la bourse. De l’entrecroisement de ces faisceaux résultent de petits espaces libres dans lesquels existe normalement du liquide (1). On trouve aussi entre ces faisceaux de rares vésicules adipeuses ; appliqués sur ces faisceaux des grandes cellules plates à noyau nucléolé; quelques fibres élastiques plus ou moins abondantes selon les sujets.

Dans la zône moyenne, par suite d’un arrangement mécanique, les faisceaux conjonctifs se pressent les uns contre les autres, se placent presque tous parallèlement, les uns aux autres; les vésicuies adipeuses et les fibres

élastiques deviennent de moins en moins nombreuses.

Dans Ja zône la plus interne, les faisceaux conjonctifs sont serrés en couche très dense, et tous placés parallè-

lement les uns aux autres. Il n'existe plus ni vésicules

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