‹ De la Bourse Sérieuse: Rétro-Olécranienne Sous-Cutanée et de ses MaladiesChapitre 33 sur 97 · II. — Bursite calcaire · texte numérisé non relu

II. — Bursite calcaire

IV. — Bursite hématique (ou hématocèle de la bourse séreuse rétro-olécrânienne.

Il existe entre ces variétés de lésions chroniques de la bourse séreuse rétro-olécrânienne des intermédiaires. On trouve, par exemple, des bourses sireuses rélro-olécrâniennes présentant à la fois des proliférations et des incrustations calcaires. Mais souvent les types sont nette-

ment tranchés.

À. — Bursile séreuse simple (chronique).

Jusqu'en 1767, les épanchements produits dans la bourse séreuse rétro-olécrânienne et d’une façon générale, les lésions de cette bourse sont confondues par tous les auteurs (1) avec les loupes, les stéatomes, les kystes,

1. Ingrassias. De tumoribus. Neapoli, 1553, in-folio. — Ruff, Libellus de tumoribus quisdam. Zurich, 1556. — Fallope. De tumortbus. Vemse, 1563, p. 460 au verso. — Saporta. De tumoribus prœæter

naturam. Lyon 1624.

Cependant, quelques auteurs (1) paraissent avoir donné une description assez spéciale de la bursite séreuse simple rétro-olécrânienne. Mais, le premier, en 1767, Gooch en a donné une description exacle et l’a définie, et s’il l’a localisée dans le tissu cellulaire sous-cutané, c’est qu’il ignorait que dans ce tissu, au niveau de la face poslérieure de l’olécrâne, il existait une cavité close (2).

Camper (3) a le mérite de préciser le siège de celle affection, qu'il localise dans la bourse séreuse (marsupia) rétro-olécrânienne. Il remarque que cetle maladie survient chez les animaux, et particulièrement chez les chevaux qui ont l'habitude de se tenir couchés dans les écuries, et dont le sabot du membre postérieur vient continuellement presser el heurler la bourse séreuse -rétro-olécränienne.

Bell, Herwig, Koch, Monro, Rosenmuller étudient tour à tour cette affection, Boyer (4) lui donne encore le nom de « loupe ». « Il survient quelquefois sur l’olécrâne, à la suite d’une pression prolongée, une: « tumeur enkystée »

qui a son siège dans le tissu cellulaire de cette région ».

1. J. Vigier. Grande chirurgie de tumeurs. Lyon, 1657, in-8, chap. XIX, p. 104, 105, chap. XV, p. 82, 83, 85. — Fabrice d’Acquapendente. Œuvres chirurgicales. Lyon, 14649, traduct. anonyme, p. 843 et 859.

2. Gooch. À practical treatise an wormds. Norwich, 1767. Vol. IT, p. 866.

3. Camper. Œuvres de Camper. Paris, 1803, 2° vol., p. 325 et Mém.. el histoir, Soc roy. méd., 1784, p. 46.

1. Boyer. Traité des maladies chirurgicales, 1814. T. IT, art. XII. Des loupes, p. 347 et suiv.

pt

Cloquet (1) lui donne le nom de € ganglion ».

Il existe deux formes anatomiques de cette bursite séreuse simple chronique. Il est important de les différencier, car leur traitement n’est pas le même.

Tautôt les parois de la poche sont très minces, la fluctuation très franche, et il n’y a que du liquide dans la cavité. Tantôt les parois sont plus ou moins épaisses et résistantes, et il peut arriver que les parties solides l'emportent sur les parties liquides (2).

Dans le premier cas on peut obtenir la guérison par la ponction suivie de l’injection iodée.

Dans le second, les parois n’étant pas dépressibles, ne peuvent plus revenir sur elles-mêmes; elles demeurent rigides après la ponclion, et dans ce cas, une injection iodée serait presque cerlainement suivie d'accidents. Il faut donc avoir recours à l’extirpalion, soil, après ouverture large, par le graltazse avec la curelte tranchante, méthode infidèle qui expose à des récidives, soit par l'abla- Lion totale, au ranoyen de la dissection de la bourse séreuse rétro-olécrânienne. Cette méthode est d'autant préférable qu’au niveau de lolécrâne, on n’a pas, comme au genou, à craindre des prolongements de la synoviale articulaire. L’incision de la peau ne devra être ni médiane, ni cruciale, parce que cette cicatrice serait exposée au coude à de nombreuses contusions.

Il est préférable de faire une incision demi-circulaire à

concavilé dirigée vers lépaule. On a ainsi un lamboau,

1. Cloquet. Archiv. génér. médec. T. IV, 1824, p. 232 et suiv. Notes sur les ganglions.

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