Bielkiewicz. Loco citato
2. Lejars. Revue de la tuberculose, n. 1, 1893, p. 38. Ni l’un ni l’autre de ces auteurs ne font d’ailleurs ressortir l'influence de cette profession sur la production de la lésion de la bourse séreuse rétroolécrânienne. La même lésion se produirait pour la même cause chez
les marbriers-sculpteurs et chez les meuniers, rhabilleurs de meules (Richard)
Tel est Ie résultat des constatations de Jules Roux (1).
L. Cabissol (2) déclare ézalement que € l’hygroma du coude est fréquent chez les matelots, bien que moins fréquent que celui du genou. »
Gouzer (3) cite aussi des cas d’affections de la bourse séreuse rétro-olécränicnne chez les matelots.
Besuard (4) déclare de même que les marins sont fort sujels aux maladies de la bourse séreuse rétro-olécrânienne.
€ Ainsi, à l'hôpital maritime de Brest, il existe une quanlilé très considérable d'observations de cette affection, dans les Salles de clinique chirurgicale, principalcment à la salle 15, salle des mousses de l’Austerlilz. »
I! existe un certain nombre d'autres professions dans lesquelles les lésions de la bourse séreuse rétro-olécrà nienne se produisent fréquemment, non pas que ces mécliers nécessitent d’une façon spéciale un frottement professionnel du coude, à proprement parler ; mais ces professions exposent à des contusions nombreuses, chroniques, dans les diverses parties du corps. Comme le coude est une des régions les plus exposées aux traumatismes ilen résulte que dans les métiers aux heurts fréquents et nombreux, la bourse séreuse rétlro-olécrânienne est
atteinte très souvent.
1. J. Roux. Chirurg. de la marine, au port de Toulon. Zn Gaz. méd. Paris, 1841, p. 25.
2, Cabissol. Chirurg. de re classe de la marine. Bull. génér. thérap., ele Paris, 14844, XIV, p. 94.
3, Gouzer. Thèse Paris, 1885.
4. Besnard. Th Bordeaux, 1887. V. le débat de l'introduction.
C'est ainsi que lorsqu'on compulse les diverses observations de maladies de la bourse séreuse rétro-olécrânienne on voit que nombre d’entr’elles surviennent, à litre professionnel, chez des journaliers et des domestiques des deux sexes. Dans ces deux professions les coudes sont en effet bien souvent exposés à de nombreux chocs. La bursite dans ces cas est plus souvent aiguë que chronique (1).
Les maladies du coude et de la bourse séreuse rétroolécrânienne en particulier seraient aussi très communes chez les écuyers et écuyéres de cirque, à cause des chutes fréquentes qu’ils ne peuvent éviter.
Le D' Péan (2) donne une observation de bursite professionnelle chez un paveur; une autre observation de bursite rétro-olécrânienne également professionnelle chez un emballeur, est signalée par Paulin (3); nous mentionnerons que celte affection surviendrait communément chez les menuisiers et les ébénistes ; nous rappellerons que les lésions des bourses séreuses rétro-olécrâniennes se produisent trop souvent chez les personnes clouées au lit pendant de longs mois, de longues années, par une maladie, qui devient chez elles presque une profession; qu'il en est de même chez les épileptiques, dont les bourses séreuses rétro-olécrâniennes sont habituellement contusionnées, dans le cours de leurs accès, et principalement dans la chute du début.
1. Péan. Lec. clin. chir., 1890. Observat. p. 494. . Péan. Lec. clin. chir., 1892, obs., n. 596. 3. Paulin. Th. Paris, 1878, p. 44.
te?
4. D: Ch. Ferrand. Hygroma olécrânien. Revue de thérapeutique médico-chirurgicale, 1878, p. 255.
Un cas curieux d’hygromas professionnels nous a été rapporté par notre excellent ami le docteur Briend, témoin oculaire du fait. Une vieille femme, des environs de Saint-Brieuc, avait comme moyen d'existence la profession singulière d'entrepreneuse de pélerinages pour autrui. Et, par une sorte de raffinement, elle accomplissait ce pélerinage, (à une chapelle peu éloignée, d’ailleurs, chapelle de Nazareth, commune de Plancoët), sur les genoux , et les coudes, tenant aux mains un chapelet. Elle devint porteuse de quatre volumineux hygromas, deux aux coudes, et deux aux genoux.
Fi. 1. — Bourse séreuse rétro-olécrâänienne sous-culanée, arrondie, unique, chez une femme.
1. Muscle triceps. condyliens et les muscles épi- 2. Tendon de ce muscle. trochléens.
4. Muscles épicondyliens. 12. Bourse séreuse rétro-olécrà- 11. Tissu cellulaire occupant l'in- nienne sous-Cutanée. terstice entre les muscles épi- | 13. Muscles épitrochlèens. Fc. IT. — Coupe verticale antéro-postérieure du coude
passant par le milieu de l’olécrâne (sujet congelé, n° 48, p. 34).
1. Muscles triceps brachial 8. Périoste (se continuant avec 2. Tendon de ce muscle. l’aponévrose).
3. Muscle brachial antérieur. 9. Tissu cellulaire sous-cutané. 4. Humérus. 10. Fascia superficialis.