INTRODUCTION
À l’aube de notre existence de praticien rural, nous avons été porté à rechercher dans quelques opérations courantes, des techniques simplifiées capables de donner des résultats aussi avantageux et plus rapides que d’autres, plus courantes, mais parfois trop compliquées.Pénétré de cette idée que les animaux sont avant tout le capital du paysan, c’est dans un but économique, qui souvent domine l'intérêt médical de notre profession que nous avons été amené dans certains cas à approfondir pour les modifier, quelques éléments de chirurgie vétérinaire.
Parmi ces interventions, la castration des animaux mâlés revêt une particulière importance. Pratiquée au printemps et en automne et souvent sur un très grand nombre de sujets, il importé que l'opération tout en ne perdant rien de sa valeur, puisse s'effectuer le plus simplementet le plus rapi-
dement possible.
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Nous inspirant de cette idée, sur les conseils de M' lé professeur Moussu, nous avons imaginé de remettre en honneur, en le modifiant légèrement, le procédé de castration du taureau par torsion libre, dit procédé de Menveux.
. Plus que pour toute autre espèce animale, la castration du taureau est en effet d’une importance capitale. |
Pour le cheval, c’est par convenance, par goût, ou pour en faire une bète plus maniable que l’on pratique cette opération : en ce qui concerne le taureau la castration est pres que toujours une nécessité absolue. Cet animal devient avec l’âge, dangereux pour ses rivaux et pour l’homme. Sans neutralisàtion sexuelle, il est impossible de l’employer comme machine motrice et d’atteindre la perfection en matière d’engraissement. Grâce à la castration au contraire, letaureau devient un animal doux, docile, maniable, se laissant mettre sous le joug. C'était un furieux il devient aussi doux qu'un mouton.
Après avoir tracé un bref historique, nous décrirons l'anatomie régionale ; puis abordant l'opération elle-même, nous étudierons successivement les instruments, la contention, la préparation de la région et la technique opératoire, qui permettent de la réaliser. Une étude comparée succincte des autres méthodes principales viendra clore notre travail.
Si une parenthèse nous était permise, nous dirions ici notre gratitude et notre reconnaissance au Maître qui a guidé nos premiers pas en clinique et nous à