‹ De la categorie des modesChapitre 2 sur 13 · IMPRIMERIE J.-B. ISTAS · texte numérisé non relu

IMPRIMERIE J.-B. ISTAS

90, Rue dk Bruxelles, 90

^4 mon cher et savant ami

Georges MOHL

Membre de la Société de I.inguistique de Paris

Ce livre est très sympathiquement dédié

Raoul de la (îRASSERIE

mi ^^^

A côté de la relation dépensée à pensée, se trouve la relation de pensée à idée, dans laquelle la pensée est subordonnée ou coordonnée non plus à une autre pensée, à une action affirmée, mais à une simple idée ontologique. Dans une autre étude» nous avons décrit la relation didée à pensée, qui est bien différente de celle-ci, et dans laquelle, au contraire, l'idée était subordonnée à la pensée, et en formait un simple élément. Lorsque je dis : Primtis vient, l'idée : primus est un simple élément composant de la proposition totale, de la pensée : primas vient, et le nominatif y exprime la relation subordonnée de l'idée à la pensée. Lorsque je dis maintenant : Primus, que tu connais, vient, la pensée que tu connais est, au contraire, subordonnée, et non point à Tautre pensée : Primus vient, mais seulement à l'idée ontologique : Primus. Cependant la phrase peut encore se décomposer en deux propositions principales et indépendantes : Tu connais Primus, et : Primus vient. Il y a donc relation de pensée à pensée, non subordonnée, mais coordonnée. Mais si je dis : la personne que tu connais est venue, la décomposition en deux propositions n'est plus possible sans .conserver l'expression d'une relation et ne pourra se faire qu'ainsi : tu connais une personne, cette personne est venue. C'est que la relation est de subordination ; ici la pensée restreint et complète Tidée, elle lui est subordonnée.

La relation de pensée à idée a ses règles spéciales, le pronom conjonctifj remplace les conjonctions pour l'exprimer, cependant quant à l'expression temporale, vocale ou modale marquée sur le verbe, celle-ci est souvent la même que celle de la relation de pensée à pensée, sauf que l'indicatif y domine.

Nous en traiterons tant psychiquement que morphologiquement comme appendice et en quelques mots après avoir décrit la relation plus importante de pensée à pensée.

Quant à la nuance entre la relation coordonnée et la relation subordonnée, soit dans la relation de pensée à pensée, soit dans celle d'idée à pensée, nous n'en ferons pas l'objet d'une division spéciale.

Nous considérerons successivement : P la relation de pensée à pensée ; 2^ la relation d'idée à pensée, et dans chacune d'elles ; P le côté psychique, le concept, 2*" le côté morphologique l'expression.

Page 1