VI IJ PREFACE
peut-être qu'il ne s'agit que de science; alors c'est bien pis, car sur quoi reposera cette prétendue science? évidemment, ce ne peut être sur ce qui n'est pas encore trouvé.
Il n'y a qu'une vérité, parce qu'il n'y a qu'un Dieu; ou vous avez trouvé cette vérité, ou vous ne l'avez pas trouvée; ou vous la possédez tout entière, ou vous ne la possédez pas ; et si vous en tenez le premier bout, vous en tenez très certainement le dernier. Mais qui ne serait justement disposé à flétrir une pareille énormité? Avouez-vous ne posséder qu'une extrémité de la vérité? mais comment affirmerez-vous la connaissance? et d'ailleurs, une partie de la vérité n'est pas la vérité ; car isolément tout est vrai, même les plus dangereuses illusions.
Voici, en résumé, l'ordre suivant lequel nous avons développé cette thèse importante : nous avons cru d'abord moins devoir rechercher quels étaient les fondements de la certitude qu'où étaient ces fondements : nous ne les avons trouvés nulle part, et, pour ainsi parler, nous n'avons acquis que la certitude de l'incertitude, ce