AVANT-PROPOS
Au moment de soutenir notre thèse inaugurale, cou-
ronnement de notre labeur, quand nous regardons le
chemin parcouru depuis nos débuts d’éludiant, el après les péripéties sans nombre de celte lonque el atroce
guerre, qui a bouleversé le monde el les esprits, nous ne
pouvons nous défendre d'un sentiment de joie el de salisfaction en méme temps que d’un sentiment de tristesse qui étreint notre cœur, en songeant à tous nos camarades disparus dans la tourmente.
Il nous est infiniment doux et agréable de nous remémorer el de revivre par la pensée, jusque dans leurs actes les plus simpleS el les plus éloignés, les belles années de notre vie d'étudiant, loutes pleines de jeunesse, ce précieux joyau dont l'éclat lernit bien vite, de passion et de volonté...
Pourquoi ne nous senlirions-nous pas ému, à la pensée de nous voir encore débutant dans ce Paris où nous avons appris à aimer la médecine? Durant trois années, avec l’ardeur de nos vingt ans, à la Facullé nous avons préparé nos premiers examens, tandis que dans les hôpitaux notre place d’externe nous ouvrait des horizons tout nouveaux et tout pleins de promesses... Aussi permetlez-nous de rendre tout d'abord un respectueux hommage à tous nos maîtres de Paris dont les consetls inces-
sants furent si précieux pour nous assurer les premiers pas dans nos éludes médicales.
Mais il nous reste un bien doux devoir à accomplir avant de nous éloigner de Montpellier el de son Ecole : celui de remercier du fond du cœur les maitres qui nous ont fait le plus bienveillant accueil. Dans celte vieille Faculté, grâce à une pléiade distinquée de maitres éminents, dont la science ne fait qu'accroitre la bonté, dans ses hôpilaux qu'illustrent des chefs de service ausst répulés que dévoués, nous avons pour ainst dire été « façonné » à la vie médicale et nous sommes arrivé au lerme de nos études. Aussi envers eux infinie est notre reconnaissance, profond est notre respect.
À M. le professeur De Rouville nous offrons l’hommage de tout notre respect pour le très grand honneur qu'il nous fait en acceptant la présidence de notre thèse.
Quant à M. le professeur Vallois, médecin en chef de la Maternité, dont les cliniques complèles, claires et intéressantes, ont contribué à nous faire aimer l'obstétrique, el nous ont élé d'une grande utilité, nous le prions d’agréer l'expression de notre profonde gratitude.
Nous remercions infiniment M. le professeur agrégé P. Delmas de nous avoir communiqué les observations qui font l’objet de notre travail. Nous avons suivi avec fruit pendant quelques mois ses leçons si captlivantes et si méihodiques. Son enseignement éminemment plein d'intérét nous rendra de grands services dans notre carrière médicale. Qu'il reçoive ici l'expression de notre respectueuse reconnaissance.
Nous adressons enfin nos plus sincères remerciements à M. le docteur Madon, chef de clinique à la Malernité, qui ne nous a point épargné ses précieux conseuls.
AR