‹ De la Cholécystectomie à Chaud: Dans les Cholécystites Aiguës CalculeusesChapitre 9 sur 47 · PATHOGÉNIE ET ÉVOLUTION · texte numérisé non relu

PATHOGÉNIE ET ÉVOLUTION

Les concrétions accidentelles qui se forment dans la vésicule aux dépens des sels (cholestérine) charriés par la bile, affectent des dimensions qui varient depuis la grosseur d’un grain de sable jusqu’à celle d’un œuf.

Il y a quelques années on pensait que le simple jeu de l’arrêt ou de la migration de ces calculs dans les voies biliaires suffisait à produire, mécaniquement, pour ainsi dire, les accidents de la lithiase (1). Aujourd’hui, nous le savons, la production elle-même des calculs est subordonnée généralement à une

(1) Aussi s’efforçait-on de les combattre par une thérapeutique appropriée ; on prenait des moyens propres à modifier les échanges intimes de l'organisme et à désagréger la cholestérine.

infection préalable. Aussi bien, au niveau de la vésicule, deux portes toujours ouvertes livrent un accès permanent aux agents infectieux : les vaisseaux sanguins, et les canaux excréteurs.

De leur côté, ces calculs, une fois formés, augmentent, par une sorte de choc en retour, l’infection locale qui les a engendrés : ils provoquent l’irritation des canaux biliaires ; surtout ils les obstruent, déterminant ainsi des rétentions biliaires (1).

Ainsi se produisent des poussées aiguës de cholécystite. Car la lithiase, dans cette première période, est une affection purement vésiculaire. (C’est une cholécystite. Dans une seconde phase, elle devient canaliculaire et se propage aux. voies biliaires principales.

« À partir de là, observe M. Cotte, le pronostic de la cholélithiase change complètement. Par l’arrêt qu’elle peut apporter à l’écoulement de la bile dans l’intestin, l’obstruction des voies principales constitue, en effet, un danger qui sera d'autant plus grave qu'il sera plus persistant. Elle devient la source de phénomènes infectieux qui, au lieu de rester localisés sur les voies accessoires, deviennent de plus en plus envahissants et menacent même la glande hépa-

(1) MM. R. Leriche et G. Cotte ont constaté (5 fois sur 6 observations) que le calcul devait être incriminé comme cause directe de l’obstruction et par conséquent de la poussée inflammatoire. Mais, exceptionnellement, il peut n’en être que la cause partielle. « Il est possible, remarquent-ils, que chez un malade porteur de calculs, plus ou moins enchatonnés, du cystique, ce soit la poussée inflammatoire elle-même qui ait parachevé l’obstruction de la voie acc essoire, » (Revue de chirurgie, 10 déc. 1912 p. 870). %

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tique. Enfin lorsque l'infection hépatique elle-même est réalisée, la lithiase biliaire entre dans sa dernière

Phase vésiculaire, phase canaliculaire, phase hépatique, telles sont, en résumé, les trois étapes de la lithiase biliaire (1). »

On voit quel intérêt il peut y avoir à conjurer le mal dès sa première phase, alors qu’il est encore une cholécystite, et à trouver le traitement approprié de ce premier accident.

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