CONCLUSIONS
En vue de vérifier des travaux antérieurs, publiés sur les perturbations possibles du cholestérol dans lépilepsie, nous avons éte amenés à étudier chez une vingtaine d’épileptiques, mis à notre disposition, le cholestérol total et ses constituants (cholestérol libre et esters) des phases liquides et solides du sang.
Nous considérons tout d’abord :
a) Que la cholestérolémie totale, physiologique, à jeun, oscille entre 1 gr. 70 et 2 grammes par litre, dans le sérum et le plasma.
Entre 1 gr. 45 et 1 gr. 60 © /00 dans les globules rouges.
b) Que le rapport esters, cholestérol total dans le plasma, oscille entre 60 et 75.
1° Nos recherches, qui ont porté sur 20 malades, ont décelé :
— 1 seule hypocholestérolémie ;
— 7 cholestérolémies normales ;
— 5 hypercholestérolémies légères ;
— 5 hypercholestérolémies vraies ;
— 1 hypercholestérolémie forte.
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Nous n'avons donc pas retrouvé l'hypocholestérolémie signalée par plusieurs auteurs.
Nous n'avons même pas constaté la tendance à l’hypocholestérolémie, mise en évidence par certains autres (OÜRNSTEIN) etc.
Nos résultats cadrent plutôt avec ceux obtenus par DE CRINIS Max (de Berlin), ALBERTONI et BORGATTI, ONORATO E KILIAN
et traduisent une tendance à l’hypercholestérolémie.
20 Chez les mêmes malades, le taux du cholestérol dans les
globules rouges est normal ; celui des esters est nul.
3° Le rapport esters-cholestérol total du plasma est compris dans tous ces cas, dans les limites normales, mais nous le trouvons légèrement augmenté chez quatre épileptiques, femmes âgées, non réglées ; leur cholestérol plasmatique total étant cependant normal ; il y aurait donc ici un abaissement relatif du cholestérol libre.
4 Nos observations qui se rapportent à des épileptiques du sexe féminin ont été divisées en deux catégories :
— Femmes réglées et jeunes ;
— Femmes ayant dépassé la ménopause.
Chez les premières, le cholestérol est généralement normal ; exceptionnellement abaissé quand les crises sont nombreuses ; il s'élève en même temps que la fréquence des crises diminue.
Nous ne retrouvons pas de relations semblables chez les ménopausiques.
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9° Enfin, nous avons pensé à une influence possible du gardénal sur l'élévation de la cholestérolémie.
N'ayant pas trouvé de rapports évidents Chez nos malades, nous avons porté nos recherches sur des sujets normaux ayant pris du gardénal pendant un temps déterminé.
Nos essais nous permettent de conclure que le gardénal
ne semble pas avoir d'action univoque sur la cholestérolémie.